Pour Justine et Lou, Jean-Dauger mêle fête et tendresse jusqu’au bout des crampons

INITIATIVE. Pari audacieux réussi pour la « rencontre de légendes » proposée par  le tandem Yachvili–Sarramagna au profit de l’association « une ballade pour Justine et Lou » à Jean-Dauger, ce samedi 10 juin. Un spectacle musico-sportif convivial pour informer face à une maladie méconnue : l’arthrite juvénile.
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Justine et Lou en compagnie de Pottoka et des Verts 1976. Crédit : Pierre-Alexandre Carré/cultureSPORT.

Dès 16h30, à l’ouverture des grilles du stade même la météo était au rendez-vous. Le ciel d’un bleu azur semblait même être un clin d’œil appuyé à l’équipe qui d’accoutumée prenait place pour ses rencontres de rugby à domicile, l’Aviron Bayonnais. Le soleil éclatant et la lourde chaleur faisaient penser à un instant d’été au moment de recevoir, regroupés derrière de longues tables en bois d’illustres joueurs. Qui donc ? « Les Verts évidemment », l’équipe de l’AS Saint-Etienne 1976, plus précisément emmenée par l’enfant du pays : capitaine Jean-Michel Larqué.

Alors que pendant ce temps, de courageux jeunes s’élancent pour une course endiablée tout autour du stade, les supporters d’antan s’agglutinent pour réclamer fièrement les signatures requises, comme de précieuses reliques. D’autres n’identifient pas tout de suite leurs idoles « c’est Bathenay » entend-t-on par ci, « Oswaldo (Piazza, le défenseur argentin), mon affiche s’il vous plait » entend-t-on par là.

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Moments de dédicace pour Santini, Janvion, Revelli à Jean-Dauger. Crédit : Pierre-Alexandre Carré/cultureSPORT.

Après quasiment une heure d’attente en file indienne, c’est donc « Jean-Michel » ou « Monsieur Larqué » qui s’affaire à la signature des affiches mais aussi des polos collectors mis en vente. Un respect silencieux qui contraste avec l’arrivée dans la joie des enfants, que Pottoka, l’inévitable mascotte du club accompagnera de nombreuses facéties notamment de jets d’eau fraîche.

A l’approche de 18h, c’est le groupe local également reconnu à l’international, Kalakan qui donne le ton, offrant un interlude musical. Une musique rythmée, sonnant comme une cavalcade avant l’apparition sur le pré des « Verts ManuFrance » qui fascinent tant et tant de supporters arborant avec fierté : casquettes, écharpes, anciens maillots. Au son de leur hymne que l’on ne présente plus, ils s’avancent baskets aux pieds et tee-shirts au fur et à mesure que les noms s’égrainent de la bouche du speaker Stéphane Decomble au milieu de Pottoka, Justine et Lou.

« Demandons à Fabien, pour un bisou à la Laurent Blanc »

Les deux petites filles ont pris plaisir à participer sous la bienveillance de la mascotte et des anciens joueurs. M. Larqué se chargera lui-même de présenter un à un ses anciens coéquipiers, suscitant à chaque fois des applaudissements recevant même une « Boïna » d’honneur (béret). Comme une sorte d’adoubement, ils seront les observateurs privilégiés d’une danse traditionnelle avant de partager avec le public une « ola ». La bénédiction ultime pour elles viendra de Fabien Barthez invité par M. Decomble à imiter « le bisou de Laurent Blanc sur son crâne ». Toute la tendresse nécessaire pour soulever cette montagne, celle de la maladie.

« Non Monsieur, moi c’est Zidane »

En parallèle, anciens joueurs de rugby de l’Aviron et du BO ainsi que d’anciennes personnalités du football professionnel s’échauffent parmi elles : Laurent Blanc, Alain Roche, Frédéric Piquionne, Bernard Mendy. 30 minutes de rugby et 30 minutes de football où l’on ne retiendra que la beauté de certains gestes, de certaines plaisanteries. Tous se présentent alignés face au public rassemblé Tribune Honneur, Richard Dourthe (ex-ouvreur de l’Aviron) taquin, répondra à son nom : « Non Monsieur, moi c’est Zidane », déclenchant les rires de l’assistance. Lors de la période Ovalie, M. Mendy surprendra même par sa pointe de vitesse (on ne retient pas les scores) alors que pour la partie football, Pepito Elhorga marquera plusieurs buts, un plat du pied et deux de la tête. Frédéric Piquionne et Laurent Blanc seront les plus à l’aise sur le côté droit et le milieu de terrain.

Symboles d’une belle fête, les ballons de football et de rugby s’envolent dans la tribune pour faire d’heureux propriétaires sous les coups de pieds de Christophe Lamaison et Dimitri Yachvili. Par leurs lots : « Neymar », « Deschamps », « Griezmann », rien qu’eux, offrent leurs maillots dédicacés aux gagnants de « la tombola ».

Derniers applaudissements, derniers vivas et le « rideau » tombe sur cette première « ballade ». Un moment en 3 actes, mémorable pour des corps de sportifs mais avant tout des hommes, sensibles. Quand un peu de poésie nous tient.

Pierre-Alexandre Carré (@carr_pierre64)

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