Euro 2012 (Groupe C) : Une formalité pour la Roja ?

Le Groupe C de l’Euro 2012 peut être résumé ainsi : deux favoris – l’Espagne et l’Italie -, un outsider – la Croatie -, et une équipe plus en retrait, l’Irlande. Peut, ou plutôt, pouvait être résumé ainsi. En effet, si la sélection espagnole – championne du monde et d’Europe en titre – reste au-dessus du lot dans son groupe et dans l’Euro tout court, la formation italienne, perturbée par le scandale du Calcioscommesse (affaire des paris truqués), vacille quelque peu et se retrouve fourrée dans un pétrin quasi inextricable à quelques jours de l’ouverture du tournoi ukraino-polonais.. Derrière la Roja, la Squadra Azzura et la Croatie devraient se disputer le second strapontin ; à moins que l’Eire de l’expatrié Robbie Keane (31 ans et 11 mois) et du banni nord-irlandais, James Mc Lean, ne se sublime et ne coiffe tout le monde au poteau…

1 – Espagne : Jamais deux sans trois ?

Les éliminatoires

Honneur au roi espagnol. Comme à son habitude depuis plusieurs années, la seleccion s’est montrée intraitable pendant les phases de qualifications. Placés dans un groupe I très facile il est vrai (République Tchèque, Lituanie, Ecosse, Liechtenstein), Xavi et consorts n’ont pas fait de détails avec huit victoires en autant de matches, vingt-six buts marqués et seulement six encaissés. Un parcours de costaud – logique au vue de son statut et de ses adversaires – qui n’a pas effacé l’impression de relâchement laissée par les hommes de Del Bosque lors des matches amicaux. Quelques accrocs notables – contre l’Italie (1-2), l’Angleterre (0-1) ou encore le Costa Rica (2-2) – sont en effet venus ternir ce brillant bilan des éliminatoires. Pendant les qualifications pour cet Euro ukraino-polonais, Vicente Del Bosque est semble-t-il parvenu à maintenir la motivation et l’osmose nécessaire entre tous les cadres, et notamment entre catalans et madrilènes qui s’en donnent à cœur-joie lors des différents clasico, que ce soit en Liga ou en Champion’s League. Résultat, même si elle s’est faite surprendre en amical, la Roja a su mettre le bleu de chauffe lorsqu’il le fallait. A ce moment-là, ses adversaires sont facilement débordés. Tous les ibériques – à part David Villa – sont désormais tournés vers l’objectif fou de remporter ce fameux triplé historique Euro-Mondial-Euro.

Les points forts

La principal force de cette sélection réside dans son collectif extrêmement bien huilé et sémillant. Le groupe est extrêmement bien rodé, tous les joueurs se connaissent depuis les catégories de jeunes et pourraient jouer ensemble les yeux fermés. De plus, les victoires à l’Euro 2008 ainsi qu’à la coupe du monde 2010 ont renforcé le vécu de ce groupe qui paraît intouchable lorsqu’il est concerné. Souvent connue pour son fond de jeu époustouflant, la Roja s’appuie sur un point fort bien moins connu du grand public : sa défense intraitable. Si l’Espagne d’Aragones a bâti son succès à l’Euro 2008 sur son toqué et son efficacité offensive, celle dirigée par l’ancien coach du Real base plus le sien sur sa solidité défensive. Avec seulement 6 buts encaissés en huit rencontres, elle est une des meilleures défenses de cette phase éliminatoire, loin derrière l’Italie tout de même (2 buts). Cette arrière-garde, souvent remodelée à cause des blessures répétées de Carles Puyol, n’est que très rarement mis en danger par les attaques adverses. Bien aidée par sa grosse possession de balle et un milieu de terrain défensif Busquets-Xabi Alonso très complémentaire, l’arrière-garde ibérique se montre souvent imbattable et le peu de fois où elle se retrouve en difficulté, c’est Casillas qui veille au grain pour dégoûter les buteurs d’en face. Reste maintenant à savoir si elle saura se montrer aussi solide pendant le tournoi sans le capitaine du Barça…

Le joueur clé

David Silva. Voilà l’homme clé de l’Espagne pour cet Euro. Le milieu de terrain de poche de City – auteur d’une grande saison avec ses coéquipiers de Manchester – sera le joueur à surveiller dans les rangs espagnols. Plus que Xavi, quelque peu vieillissant à présent, ou encore que l’invisible buteur de cette équipe depuis le forfait de David Villa, c’est sur l’ancien valencian que reposent pas mal d’espoirs. Remplaçant de la sélection ibérique pendant la coupe du monde 2010, et ce, après avoir joué titulaire tout l’Euro 2008, David Silva Jiménez de son nom complet aura à coeur de s’illustrer et de confirmer sa magnifique saison en club. Cela semble bien parti. Buteur décisif face à la Chine (1-0), il s’est déjà montré très à son aise pendant l’ensemble des matches de préparation de son équipe. Que ce soit droite, a gauche, ou dans l’axe du terrain, le cityzen en a fait voir de toutes les couleurs aux adversaires de la Roja. Les défenseurs chinois – notamment -peuvent en témoigner… Il n’a plus qu’à réitérer ces performances dès l’ouverture du tournoi de l’Espagne, le 10 juin, contre l’Italie.

Les chances de qualification

L’Espagne ira en quart de finale, c’est une certitude. Ce groupe C est largement à sa portée et son véritable adversaire pour la première place, l’Italie, est empêtré dans une sombre affaire de paris truqués qui lui mène la vie dure. La question est plutôt de savoir jusqu’où s’arrêtera cette équipe. Aura-t-elle la force mentale nécessaire pour remporter une troisième compétition internationale consécutive ? Personne ne l’a jamais fait pour le moment… De plus, la plupart des membres de cette sélection jouent plus de 60 matches par an, si ce n’est plus. Ce rythme infernal a coûté cher à Villa et à Puyol qui materont l’Euro à la télé. Xavi est sur les rotules. Bref, la fatigue est là. Comme dit précédemment, l’équipe a aussi un gros point faible : l’absence d’un réel buteur, de ce genre de joueur efficace devant le but, en forme et en confiance. Le meilleur buteur de l’histoire de la Roja, David Villa (51 buts), remercie encore son tibia de l’avoir lâché au plus mauvais moment… Torres cherche désespérément son efficacité perdue du côté de Liverpool. Sans buteur régulier, la Roja devra une nouvelle fois s’appuyer sur son extra-ordinaire milieu de terrain. Sera-ce suffisant ? Pas sûr…

2 – Italie : Réussir ou mourir…

Les éliminatoires

Lors de la phase éliminatoire, la Squadra Azzura était placée dans le groupe C, en compagnie de l’Estonie, la Serbie, la Slovénie, l’Irlande du Nord ou encore des Iles Féroé, et elle s’est s’est baladée face à tous ses adversaires. Invaincue en dix rencontres (huit victoires et deux nuls), l’équipe de Cesare Prandelli n’a encaissé que deux buts pour vingt inscrits. Le résultat d’une politique claire et ambitieuse du staff transalpin. Dès son arrivée, l’ancien coach de la Fiorentina a voulu mettre en place un jeu séduisant et offensif. Il s’est donc rapidement tourné vers un 4-4-2 en losange très offensif, avec deux flèches en attaque, Balotelli et Cassano, et une ossature turinoise Buffon-Chiellini-Pirlo-Marchisio, au milieu et en défense. Bien lui en pris, puisque ses joueurs n’ont connu aucun souci pour se qualifier pour l’Euro.

Les points forts

Le principal force de cette équipe réside justement dans le succès de la Juventus en Série A cette saison. Imbattable lors des trente-quatre journées de championnat italien, la Juve s’est appuyée sur des grands joueurs (Buffon, Pirlo) frais et en grande forme qui auront la volonté de confirmer à l’Euro. A l’instar de l’époque de Zidane et Deschamps, l’Italie tente de bâtir son jeu et sa réussite autour des Buffon, Chiellini, Pirlo et autres Marchisio, tous ces joueurs qui ont brillé dans le flamboyant Juventus Stadium. Parmi tous ces joueurs turinois, Prandelli peut s’appuyer sur un en particulier : Gianluigi Buffon. De retour à un très bon niveau après une grave blessure au dos , « Superman » a éclaboussé la saison de toute sa classe en Italie. Il est clair qu’il compte bien en faire de même à l’Euro, une compétition qu’il n’a jamais gagnée. Dernier point fort, et non moindre, son milieu de terrain. Articulé autour de Pirlo, Marchisio, De Rossi et le néo-milanais Montolivo, l’entre-jeu de la Nazionale est, avec le milieu espagnol, un des plus beaux et des plus costauds de l’Euro. La bonne tenue de ce milieu au championnat d’Europe est sans doute la clé du succès pour Pirlo et Cie. Vivement le premier match Espagne-Italie dans cette poule…

Le joueur clé

C’est de la vision du jeu innée d’Andrea Pirlo que dépendra l’avenir de tout le peuple italie – en pleine crise morale – à l’Euro. L’ancien-milanais a fait gagner la coupe du monde à sa sélection en 2006. C’est encore lui qui mènera la Nazionale au succès, si succès il doit y avoir. Pirlo a retrouvé toute sa splendeur à Turin et son renouveau n’est pas étranger à la superbe saison du club aux 28 Scudetti. Donné pour mort après une saison 2011 quasiment blanche à l’AC Milan, l’ « architecte » a fait taire tous les pessimistes en faisant pas moins de treize passes décisives sous les ordres d’Antonio Conte. L’ancien joueur de la Juve a fait de Pirlo son stratège au milieu. Dans sa position préférée – celle de meneur de jeu reculé – Pirlo n’a cessé d’abreuver ses partenaires  en caviars. Ouvertures, transversales, corners, coups-francs indirects, tout y est passé. Intelligent et extrêmement talentueux, Pirlo n’a mis que très peu de temps à s’adapter à sa nouvelle équipe. Il paraît armé pour amener sa sélection au sommet. Encore.

Les chances de qualification

Avant cette fin de saison, beaucoup de spécialistes voyaient l’Italie outsider, voire même prétendant crédible à la victoire finale. Le retour en grande forme de Buffon et Pirlo, combiné à la brillante jeunesse des Balotelli, Giovinco et autres Marchisio, devait en effet permettre à la sélection chère à Dino Zoff de bien figurer en Pologne (elle est basée à Cracovie). A présent, les cartes sont totalement rebattues. La faute à un fâcheux scandale digne de Hollywood : le Calcioscomesse. Infiltration du foot par la mafia, ds joueurs corrompus qui lèvent le pied, des matches faussés, tout y serait passé… Depuis la révélation de ce scandale par la justice italienne, de nombreux joueurs ont été interrogés, dont Criscito qui a du coup être écarté de l’Euro par Prandelli. C’est la stupeur et l’incompréhension dans les rangs italiens. Déjà bousculée par ses deux défaites en amical contre l’Uruguay (1-0) et les Etats-Unis (1-0), la Nazionale est tombée encore plus bas avec cette nouvelle affaire – après le Calciopoli de 2006 – et sa dernière défaite lors de son seul match de préparation, contre la Russie (3-0). Cette déroute est très inquiétante à la veille de l’ouverture de l’Euro. Coupée en deux, la Squadra a souffert le martyr face aux contres russes. L’attaque s’est montrée inefficace malgré de nombreuses opportunités, la défense était livrée à elle-même et s’est totalement écroulée en l’absence de Gigi Buffon, lui aussi suspecté dans l’affaire du Calcioscomesse.

3 – Croatie : un nouveau coup pour rien ?

Les éliminatoires

Place maintenant à l’équipe la plus surprenante et la plus irrégulière de cette poule : la Croatie de Slaven Bilic, alias le simulateur. Capable du meilleur comme du pire, la sélection emmenée par Luka Modric a réussi l’improbable exploit de terminer deuxième de sa poule derrière la Grèce… et de finalement se qualifier pour l’Euro en passant par les barrages en écrasant la Turquie, dans son stade. Un stade garni de près de 50 000 turcs chauds bouillants qui sont repartis désabusé. Énorme. Un bel exploit qui réunit toutes les contradictions de cette sélection. Doués, talentueux, voire géniaux par moments, les footballeurs croates sont capables de renverser un bon paquet d’équipes. Son principal défaut est son irrégularité. Son dernier match de préparation en Norvège (1-1) en est la preuve récente. Alors qu’elle menait au score depuis la 78ème minute, la sélection croate a réussi à se faire rejoindre en toute fin de match sur un but d’El Younoussi (90+2). La Croatie sait se transcender dans les grands matches mais les deux défaites contre la Grèce et la Géorgie en phase éliminatoire montrent qu’elle peut aussi perdre contre n’importe qui. Pourra-t-elle faire mentir les pronostics qui la donnent troisième dans cette poule C en harmonisant ses prestations ?

Les points forts

Le point fort de cette équipe réside sans doute dans la qualité de son effectif. Les Croates sont des footballeurs connus et reconnus pour leurs grandes qualités techniques, leur capacité dans leurs transmissions de balle ou encore leur vivacité. Des joueurs tels que Srna, Rakitic, Kranjcar, Perisic et surtout Modric sont de jeunes joueurs extrêmement talentueux, capables de faire chavirer tout un stade par leur organisation et leur jeu bien léché. Slaven Bilic possède en Jelavic, Olic ou Eduardo da Silva, des renards de surface aptes à transformer n’importe quel ballon en terrible occasion de but. Malgré tout cela, la Croatie n’a pas brillé par son efficacité offensive. Avec seulement dix-huit buts marqués en dix rencontres, la Croatie ne figure pas parmi les meilleures attaques de la phase éliminatoire. Le plus important pour la Croatie sera de se battre à chaque match, contre l’Espagne, l’Italie ET l’Irlande. Ne pas se laisser aller, tel est l’objectif.

Le joueur clé

Le joueur clé de la sélection croate joue à Tottenham. Il s’appelle Luka Modric. A 27 ans, le milieu de terrain des Spurs est au sommet de son art et se retrouve courtisé par bon nombre de grands clubs anglais et européens. Le « Cruyff des Balkans » comme on l’appelle là-bas doit maintenant faire de sa sélection une des belles surprises de cet Euro 2012. A l’image d’un Pirlo, il s’appuiera sur sa justesse technique, sa vision et sa magnifique qualité de passe pour faire briller ses partenaires, et ainsi amener sa sélection le plus loin possible. Les attaquants croates devraient se régaler avec ses caviars. Sûr même. Avec Srna, il est le joueur le plus important de cette équipe, celui qui saura être décisif, sur un coup de pied arrêté, une passe lumineuse du milieu de terrain ou une frappe lointaine. Il est aussi celui qui tire ses coéquipiers vers le haut par son talent et son influence. Wait & see.

Les chances de qualification

La Croatie sera le grand outsider de ce groupe C. Troisième larron derrière l’intouchable Espagne et la grande Italie, la formation de Slaven Bilic peut jouer un grand rôle et espérer se qualifier pour les quarts, à condition de ne pas perdre bêtement face à l’Irlande lors de son premier match. La Roja est au-dessus du lot, mais l’Italie, elle, semble plutôt prenable dans ce contexte sulfureux. C’est le moment pour les croates de montrer qu’ils sont de grands footballeurs, des vainqueurs, et non de superbes faire-valoir. Saura-t-elle enfin en profiter ?

4 – Eire : l’Union fait la force ?

Les éliminatoires

Et revoilà l’Irlande. Vous savez cette équipe que la France avait scandaleusement éliminée de la course à la coupe du monde 2010 grâce à une main d’Henry… De retour avec Trapattoni sur le banc, l’Irlande s’est qualifiée pour l’Euro via les… barrages, en éliminant la bien faible équipe estonienne (0-4, 1-1). Auparavant, l’équipe de captain Robbie Keane avait terminé deuxième du groupe B des éliminatoires, à deux points du leader russe. Ces qualifications, l’Irlande ne les a pas menées d’une main de maître. Quinze buts marqués seulement pour sept encaissés en dix matches. Ce ne fut pas brillant, mais maintenant l’Euro est là et c’est le moment d’en profiter. C’est bien là le principal. L’Irlande de Trapatonni – et des autres -, c’est surtout du fighting spirit, un jeu loin d’être brillant mais un jeu au cœur énorme, dans la lignée des barrages contre la France.

Les points forts

C’est justement ça le point fort de l’Irlande, son cœur. Elle est généreuse, vaillante, combattive et déterminée. Jamais de score fleuve mais toujours des matches sérieux et solides. Pas de feu d’artifices, ni de brillant, mais du labeur, du besogneux, du bon jeu à la britannique. Avec Given le gardien, O’Shea et Dunne les défenseurs, Duff et Gibson les milieux et Keane et Doyle en attaque, la l’Irlande possède des joueurs expérimentés, aguerris aux joutes européennes qui connaissent la dureté de ces ompétitions. Derrière ces cadres inamovibles, l’Irlande présente plusieurs jeunes joueurs extrêmement talentueux, des hommes qui pourraient se révéler à l’Euro. Il s’agit de Mc Lean et Shane Long. Respectivement à Sunderland et West Bromwich Albion, ces deux ptits’ gars sont de très bons joueurs de foot qui pourraient éclater aux yeux de tous. Milieu de terrain à tout faire, Mc Lean vient d’exploser avec les Black Cats de Sunderland, ce qui lui a valu cette grande nouvelle pour l’Euro, est un excellent joueur qui va faire mal à plus d’un adversaire. La sélection de ce Nord-Irlandais de naissance ne fait pas l’unanimité puisqu’il a été victime de menaces de mort ignobles de la part de plusieurs « supporters » la sélection au Trèfle. Enfin, Shane Long est un attaquant très puissant qui joue à WBA. Âgé de 25 ans, il a marqué 8 buts en Premier League cette saison et il se pourrait bien qu’il confirme sa belle saison avec le club de Birmingham à la face du monde.

Le joueur clé

Le bon vieux Robbie Keane mènera cette sélection au Trèfle. De la coupe du monde 2002 aux barrages de la coupe du monde 2010, le joueur des Los Angeles Galaxy a été de tous les combats avec sa sélection. Leader exemplaire, il tentera de faire bonne figure dans un groupe dont il sera difficile de sortir. Parti aux USA, Keane n’est pas parti en vacances. Non, non… En neuf rencontres, il a déjà marqué trois buts avec l’équipe de David Beckham. Un bon bilan pour un joueur qui redécouvre la MLS après un premier passage réussi entre aout et novembre 2011, avec ces mêmes Galaxy’s. Avec Kevin Doyle, il formera une paire très dangereuse et très complémentaire qui pourrait faire pas mal de dégâts pendant cet Euro. Suffisant pour réussir l’impossible ?

Les chances de qualification

Les chances de qualif’ de l’Eire sont infimes. Malgré son gros vécu collectif et son grand coeur, l’Irlande a peu de chance de passer. Elle jouera avec ses armes, rien de plus. Face à des adversaires tels que l’Espagne, l’Italie et la Croatie il lui sera très difficile de tirer son épingle du jeu. Par leur volonté et leur entrain, ils peuvent jouer les troubles-fête, les arbitres du groupe qui se jouera certainement entre les autres équipes. Pas plus.

Crédit photos : Getty images, Reuters, Skysports

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