Open GDF Suez de Biarritz : réactions de Patrice Dominguez et d’Emilie Loit

Hier, c’était la conclusion du dixième Open GDF Suez de Biarritz. Nous avons donc attendu la fin de la finale, opposant la Suissesse Romina Oprandi à la Luxembourgeoise Mandy Minella, pour aller à la rencontre de Patrice Dominguez, directeur du tournoi, et d’Emilie Loit, marraine cette année. Pour Culture Sport, ils reviennent sur cette édition 2012 plutôt réussie.

Patrice Dominguez, directeur du tournoi et consultant France Télévisions et BFMTV/RMC

Un petit mot sur ce dixième Open GDF Suez de Biarritz !
Je pense que c’était une très bonne édition. On a pu jouer pendant neuf jours sans une goutte de pluie. Il y a aussi eu beaucoup de public. Cette année, les meilleures joueuses Françaises (exceptées Marion Bartoli et Alizée Cornet, ndlr) étaient au rendez-vous ! On a également eu de belles satisfactions et de très beaux matchs, notamment celui opposant Mandy Minella à Virginie Razzano (en quarts de finale, 6-3, 3-6, 7-5, ndlr). Nous avons pu assister à très belle finale (7-5, 7-5, en faveur de Romina Oprandi, ndlr). Cela nous conforte dans notre idée que l’on peut proposer du beau tennis, du grand tennis féminin à Biarritz. C’est encourageant pour l’année prochaine (du 8 au 13 juillet 2013, ndlr) !

Emilie Loit, marraine du tournoi et consultante Eurosport

Que retenez vous de cette édition ?
J’ai trouvé que c’était une belle édition pour la bonne et simple raison, c’est qu’il y avait dix Françaises dans le tableau final. C’est quand même énorme pour un tournoi organisé en France, car les organisateurs désirent avoir le maximum de joueuses tricolores possible. L’an passé, une joueuse Française avait gagné, c’était le point très positif. Mais cette année, Pauline Parmentier, tenante du titre, s’est inclinée en demies (face à Mandy Minella, 6-2, 6-3, ndlr). Je pense que pour le tournoi, c’était plutôt pas mal. J’ai également été agréablement surprise par l’affluence pour cette finale. Pourtant, c’était deux joueuses étrangères qui jouaient. On pouvait se dire aussi qu’avec le temps ça allait être un peu compliqué de remplir les gradins et là, ils ont été plus que remplis. Je pense que l’on peut dire que le tournoi est réussi.

Pensez-vous que les deux joueuses qui ont disputé cette finale pourront viser, dans quelques temps, le top 30 un peu comme Julia Goerges (lauréate ici même en 2009 et 2010) ?
Ce n’est pas du tout le même style de jeu (rires) ! Après, Mandy Minella, c’est une joueuse qui progresse, même si elle a 27 ans. C’est vrai que l’on se rend compte qu’elle est plus mûre qu’auparavant. Je trouve qu’elle s’est vraiment améliorée avec un coup droit qui « pète » plutôt très bien. Sur cette finale, ça s’est joué à une chose : c’est qu’elle a mal géré son avance, tout simplement. Dans la finition, elle a complètement pêché. Si elle veut rentrer, dans un premier temps, dans les 50 premières mondiales, ou même dans le top 30, il va falloir qu’elle règle ce problème. Pour y accéder, elle va devoir passer par gagner ce genre de tournoi.

Le tournoi de Biarritz va-t-il prendre une plus grosse ampleur dans les années à venir ?
Dans la hiérarchie des tournois ITF (deuxième division mondiale, ndlr), ils sont « au max ». Après, sinon, c’est le circuit WTA. Obtenir des dates, c’est un énorme investissement. Je pense qu’il n’y a pas de semaines disponibles. Parfois, c’est mieux d’avoir un tournoi ITF (de 100 000 $), plutôt qu’un tournoi de première catégorie en WTA. On sent qu’il y a cette volonté, tous les ans, d’améliorer encore plus ce tournoi. Essayer de trouver une qualité excellente, c’est l’objectif.

Crédit photos : Culture Sport

About Nicolas Gréno

Créateur & rédac' @cultureSPORT depuis mai 2009. Correspondant sportif Sud Ouest. Passé par le DU Journalisme à l'UPPA. Contact : n.greno@culturesport.net

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