Vuelta : en route vers l’extrême (partie 1/4)

Le temps passe vite. Le Tour de France reste fraîchement dans nos souvenirs et les Jeux Olympiques viennent à peine de prendre fin. La saison cycliste aborde déjà la dernière partie de la saison. La Vuelta approche à grand pas. Cette année, les organisateurs ont concocté un menu extrêmement montagneux avec une dizaine d’arrivées en altitude. Beaucoup de stars veulent s’y aventurer dont Alberto Contador et Chris Froome. Culture Sport vous présente les principales têtes d’affiches de ce qui pourrait bien être l’un des plus beaux grands tours de l’Histoire !

Gadret/Roche : tandem de frustrés

En début d’année, John Gadret résumait son programme en quatre lettres : Giro. Le Nordiste avait tout misé sur la course au maillot rose, avec en point de mire le podium. Or, sa préparation fût ternie par une succession de contrecoups. A l’arrivée milanaise, l’AG2R, onzième, devait constater son échec. Il n’avait même pas l’honneur de figurer parmi les dix premiers du tableau. Sur le Tour de France, le scénario est fort similaire : ce n’est plus Gadret mais Nicolas Roche qui représente l’équipe en montagne. L’Irlandais n’est pas mauvais, mais dégringole au classement lors des longs contre-la-montre. Finalement douzième, le fils de Stephen n’a pas réussi son objectif, le top 10. Ce sont donc deux coureurs avides de revanche qui abordent le dernier grand tour de l’année. Face à une concurrence solide, les deux AG2R devront serrer les dents. Par contre, la faible distance de chrono sera un allier. Si la forme de l’Irlandais reste dans l’expectative après un Tour éprouvant, Gadret semble prêt à en découdre, comme en atteste ses derniers résultats sur le Tour de l’Ain.

Roman Kreuziger : la Vuelta, pour sauver la saison

Que se passe-t-il chez Roman Kreuziger ? Le Tchèque ne cessait de s’améliorer en montagne lorsqu’il avait débuté sa carrière chez Liquigas. En quête de plus grandes responsabilités, il avait quitté sa maison formatrice pour Astana. Ses dirigeants comptaient sur lui pour défendre les couleurs de l’équipe, notamment sur le Giro. La première année fût bonne, sans être exceptionnelle. Il fallait impérativement atteindre des podiums pour conserver la confiance de son employeur. Mais lors du dernier Tour d’Italie, Kreuziger s’est écrasé au pied du Passo Giau. Depuis, quelque chose a changé chez le Tchèque. Certes, il s’est imposé au sommet de l’Alpe de Pampeago, mais ce fût au terme d’une échappée. A la régulière, l’Astana ne sait plus suivre le rythme des plus forts. Inexistant sur le Tour de Suisse, Kreuziger n’est plus dans le coup. Astana lui laisse d’ailleurs le champ libre et un accord avec Saxo Bank est pratiquement signé. Avant de partir, l’ancien vainqueur du Tour de Romandie veut prouver qu’il ne fait pas partie de ces éternels espoirs. Il aura à disposition une équipe solide et prête à le relayer si ses meilleures sensations ne sont toujours pas revenues.

Igor Anton : La Vuelta de ses rêves

Igor Anton ne sait faire qu’une chose en cyclisme : grimper. Ne lui parlez pas de sprints ou de contre-la-montre, il n’aime pas ça. Par contre, dès que la route s’élève, le Basque est comme un poisson dans l’eau. Et cette année, la Vuelta est essentiellement tournée vers la montagne. Les cols vont se succéder. Anton, qui monte en puissance, aura l’entière responsabilité de son équipe. Le prodige Mikel Landa apprendra les rudiments du métier pendant trois semaines en se mettant au service de son leader. Anton aborde son tour national avec un capital confiance remonté à bloc. L’an dernier, l’Euskaltel avait le moral dans les chaussettes. Certes, il avait gagné l’étape de Bilbao devant son public, Mais le Basque n’avait jamais pu suivre le tempo en montagne. La faute à un Giro qui avait entamé sa forme. Anton a retenu la leçon et n’a pratiquement pas roulé afin d’être le plus frais possible à l’entame de son grand objectif de la saison. L’Ibère a donc la pression. S’il se loupe, il réaliserait une saison blanche. En effet, figurer parmi les cinq premiers à Madrid est impératif pour la satisfaction de l’équipe. Sinon, le Basque enchaînerait deux Vuelta décevantes, au risque d’être débordé par les jeunes talents basques qui pointent le bout de leur nez…

Crédit photos : AFP

About Julien Detroz

Conseiller de rédaction Culture Sport
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Admirateur de Rodrigo Beenkens. Affamé de sport et fervent suiveur du cyclisme. Journaliste qui n’hésite pas à mouiller le maillot, sur un vélo. Croque la vie à pleine dent.

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