Vuelta : en route vers l’extrême (partie 3/4)

Le temps passe vite. Le Tour de France reste fraîchement dans nos souvenirs et les Jeux Olympiques viennent à peine de prendre fin. La saison cycliste aborde déjà la dernière partie de la saison. La Vuelta approche à grand pas. Cette année, les organisateurs ont concocté un menu extrêmement montagneux avec une dizaine d’arrivées en altitude. Beaucoup de stars veulent s’y aventurer dont Alberto Contador et Chris Froome. Culture Sport vous présente les principales têtes d’affiches de ce qui pourrait bien être l’un des plus beaux grands tours de l’Histoire !

Robert Gesink

Gesink/Mollema : dans la spirale positive

Les Pays-Bas attendaient beaucoup de la Rabobank sur le récent Tour de France. Avec Robert Gesink et Bauke Mollema comme leader, les Bataves espéraient trouver un successeur à Joop Zoetemelk. Malheureusement, tous les espoirs placés en eux se sont effondrés en une journée. La mascarade de Metz a anéanti toute la formation d’Erik Breukink. Avec un handicap de quatre minutes, les chefs de file de l’équipe ont jugé préférable d’abandonner la Grande Boucle dans l’optique de la Vuelta. En effet, ils se présenteront avec une fraîcheur supérieure à celles des Van den Broeck, Valverde, et Froome qui ont couvert l’entièreté du parcours. Quand on observe les résultats de la Vuelta 2011, on constate que les coureurs n’ayant pas rejoint Paris en juillet profitait d’un avantage net. Sur ce Tour d’Espagne, les deux leaders auront la pression. Après le Giro et le Tour qui furent un désastre en terme de classement final, il faut impérativement atteindre le top 5, voire le podium pour justifier les espérances placés en eux. Mais les oranges partent à Pampelune confiants : depuis le succès de Sanchez sur le Tour, la spirale négative s’est inversée. Deux bouquets glanés à Burgos, une étape sur l’Eneco Tour et la classement final remporté par Lars Boom. De quoi remonter le moral des troupes.

Alberto Contador

Alberto Contador : A la recherche du temps perdu

C’est la tête d’affiche de cette soixante-septième édition de la Vuelta : Alberto Contador sera présent au départ de Pampelune. « Cette semaine a été particulièrement convaincante, même si on a surtout roulé sur le plat » » a-t-il réagit après avoir tourné les jambes de façon concluante lors de l’Eneco Tour. Exclu des pelotons durant six mois et confisqué de la plupart de ses principales lignes de son palmarès, l’Espagnol reprend la compétition avec un esprit revanchard. La Vuelta est sa seule opportunité de remporter un grand tour cette année. Il veut prouver au public qu’il ne méritait pas une telle sentence. Il souhaite également sauver la saison de son équipe, la Saxo Bank. Laquelle vit un calvaire depuis la suspension de son leader emblématique. Dernière du classement World Tour, elle sait que Contador ne peut lui rapporter le moindre point, en vertu du règlement UCI qui interdit la distribution de point durant vingt-quatre mois à un coureur qui fût suspendu. Mais un succès sur la Vuelta enverrait un signal fort, avant de reconquérir le monde cycliste en 2013 avec l’arrivée de plusieurs coureurs de renom au sein de la structure danoise.Chris Froome

Chris Froome : Libéré de Wiggins

Inconnu du grand public il y a deux mois, Chris Froome est devenu plus populaire que son chef de file Bradley Wiggins. Son aisance en altitude a démontré qu’il pouvait remporter le Tour de France. Or, la stratégie de la Sky l’obligeait d’accompagner le maillot jaune jusqu’à l’arrivée. Froome a exécuté sa tâche, mais ne cache pas sa déception. Les autres formations veulent saisir l’opportunité et s’approprier le Kényan d’origine l’an prochain. David Brailsford a réagi et offre à Froomey le même rôle dont jouissait Wiggins sur le Tour. Les coureurs sélectionnés diffèrent, mais leur force reste intacte : le duo colombien Henao/Uran qui s’est révélée sur le Giro servira de train en montagne. Reste à Froome de faire mieux qu’il y a douze mois. C’était sur la Vuelta qu’il s’était révélé. Il avait pris les responsabilités de l’équipe à mi-course et avait échoué de peu : treize petites secondes seulement l’ont séparé du vainqueur Cobo. Il s’agit du plus petit écart de l’histoire du tour ibérique. Froome garde en sa mémoire cet échec et désire faire mieux que ses frustrantes deuxièmes places.

About Julien Detroz

Conseiller de rédaction Culture Sport
Journaliste Culture Sport cyclisme
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Admirateur de Rodrigo Beenkens. Affamé de sport et fervent suiveur du cyclisme. Journaliste qui n’hésite pas à mouiller le maillot, sur un vélo. Croque la vie à pleine dent.

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