Liga : déjà 8 points d’écart et des débuts exceptionnels

Pour cette nouvelle joute espagnole, entamée depuis six journées, nous vous proposons un bref retour sur le début de saison de quatre clubs (Barcelone, Real Madrid, Atletico Madrid et Malaga).

Les débuts de Tito Vilanova

Depuis 2008 et jusqu’à la fin de la saison dernière, Tito Vilanova était identifié comme étant l’adjoint de Pep Guardiola. Il est ensuite passé du rang de tête connue à célébrité quand, un soir de Classico tournant en sa défaveur, José Mourinho lui avait mis un doigt dans l’oeil. Dorénavant le catalan de 43 ans est reconnu pour ses débuts canons en Liga. Comme cinq entraîneurs Blaugranas avant lui, il réalise le meilleur départ de l’histoire du championnat : 6 matchs, 6 victoires, 18 points. En espérant poursuivre la série contre l’ennemi madrilène ce dimanche. Pourtant, passé le constat comptable, on note que le Barça a beaucoup souffert. Ainsi, lors de la dernière journée, à l’orée de la 50ème minutes, les coéquipiers de Messi étaient menés deux buts à rien par les visiteurs du soir : le FC Seville. Néanmoins, ils sont parvenus à retourner la situation. Parvenant dans un premier temps à égaliser (89ème) puis à remporter la mise dans le temps additionnel. De même, lors de la 5ème journée, encore au Camp Nou, il leur avait fallu attendre la 87ème minutes pour réussir à faire plier les Andalous (au final, 2-0). Enfin, en déplacement dans le Pays Basque à Osasuna, et après avoir peiné toute la rencontre, les Catalans avaient du s’en remettre au talent de leur génial argentin (doublé de Messi qui donne la victoire 2-1).   En fin de compte, l’impression générale qui ressort de ce Barça est qu’il est moins dominateur que sous l’ère Guardiola. De plus, le jeu tend à passer davantage par les côtés ou la profondeur.

Le Real à la peine 

8 points. C’est l’écart qui sépare les joueurs de la capitale du rivaux catalan. Cette différence s’explique par le mauvais départ des hommes de Mourinho. En soi, être tenu en échec à Bernabéu par Valence n’est pas dramatique. Enchaîner par une défaite chez le voisin Getafe, plus embêtant. Surtout si après une large victoire, 3-0, au dépend de Grenade, le club royal retombe dans ses mauvais travers à Seville. S’en suivent quelques tensions dans le vestiaire et des critiques adressées au Special One. La suite ? La reprise des bonnes habitudes contre le Rayo Vallecano (2-0) et une manita pour le Deportivo La Corogne (5-1). L’enseignement franco-français, c’est que l’avant-centre de notre équipe nationale n’a débuté titulaire que deux rencontres. Il semble avoir perdu (provisoirement ?) le duel qui l’oppose à Higuain. L’argentin, malgré une certaine propension à la vendange, se montre plus buteur (3 buts depuis le début de la saison) que le français (une réalisation).

Malaga et l’Atletico Madrid aussi invaincus

Après les déboires de son Cheick, qui ont conduits à une grave crise financière, il ne faisait aucun doute que Malaga allait redevenir l’équipe qu’elle avait toujours été. Soit une formation qui lutte saisons après saisons pour son maintient dans l’élite. Pour parvenir à payer ses salariés, le club a du se séparer de nombreux éléments importants. Parmi lesquels des actifs de qualités : l’avant-centre vénézuélien Rondon (Rubin Kazan), le milieu créatif Cazorla (transféré à Arsenal) et de nombreux joueurs dont le contrat a été résilié (dont celui de l’international néerlandais Mathijsen). Dans l’autre sens, le bon coup se nomme Javier Saviola. Laissé libre par Benfica, le natif de Buenos Aires en est à deux buts inscrits pour quatre matchs disputés. Autre artisan de cet exceptionnelle entame, Isco. Le joueur de 20 ans, formé à Valence, qui dispute sa seconde saison dans les rangs des Boquerones, est LA (il mérite les majuscules) révélation de la Liga.

De son côté, l’Atletico réalise aussi un sans faute et se positionne à seulement deux points de Barcelone. Après un nul lors du match inaugural à Levante, les pensionnaires de Vicente Calderon en sont à cinq victoires consécutives. Mention spéciale pour le désossage en règle de l’Athletic Bilbao (4-0). Sur le terrain, le onze des Colchoneros est pratiquement inchangé puisque seul le transfuge de Porto et ancien du PSG Christian Rodriguez y fait son entrée. De plus, au niveau de l’effectif, on ne dénombre que deux départs “qui comptent“. Ceux d’espoirs monnayés au prix fort (Salvio à Benfica en échange de 11M et Dominguez à Gladbach contre 8M). Avant que le championnat ne reprenne, Falcao l’a annoncé : il vise le titre de meilleur buteur. Pour l’instant, le colombien joint les actes à la parole puisqu’il est en tête du classement des buteurs avec sept unités, une de plus que les favoris Messi et Cristiano Ronaldo.

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