NBA. James Harden et Damian Lillard marquent (déjà) les esprits

La joie de TP après son shoot au buzzer contre le Thunder © Menly

Après quatre mois d’attente, la NBA a enfin signé son retour, et quel retour ! La ligue, présidée par David Stern, a déjà livré son lot de surprises, de rebondissements et de belles histoires à l’américaine, en seulement cinq jours. Culture Sport s’arrête pour vous sur les principaux acteurs de cette semaine de reprise. Parmi eux, on retrouve le nouveau Rocket James Harden, le rookie Damian Lillard, le néo-Heat Ray Allen, le meneur Brandon Jennings et le Français de San Antonio, Tony Parker ! Show time (hommage à George Eddy) ! 

© Hoop Speak

Brandon Jennings (Milwaukee Bucks) – 17 points, 13 passes en 2 matches

Brandon Jennings fait partie de la génération 2009 des Tyreke Evans, Stephen Curry ou encore Ty Lawson. Comme son compère des Kings, il n’a pas été resigné avant la date butoir du 31 octobre, et comme il le souligne, il a le sentiment «d’être dans une saison rookie » cette année, où chacune de ses performances justifiera le contrat auquel il pourra prétendre ou non, en fin de saison. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le meneur, qui s’était expatrié à Rome avant d’arriver en NBA, a joint les actes aux paroles.

Pour débuter, Jennings est venu à s’imposer à Boston, en alignant 23 points et surtout 13 passes décisives. Face à lui, Rajon Rondo, considéré comme un des meilleurs défenseurs à son poste. Suite à cette belle performance qui n’attendait que confirmation, Brandon Jennings a marqué un somptueux shoot à 3 points, au buzzer, pour permettre aux Bucks d’abattre les Cavs.

Résultat, les Bucks comptent 2 victoires en 2 matchs, et Brandon Jennings séduit déjà tout son monde. A confirmer !

© Bleach Report

James Harden (Houston Rockets) – 35,3 points, 6,3 rebonds, 6,3 passes en 3 matches 

6ème homme de la ligue en titre, J. Harden faisait couler beaucoup d’encre quand à sa prolongation de contrat au Thunder, mais au fond tout le monde s’attendait à une nouvelle signature du barbu avec le dernier finaliste NBA… Et c’est là que Sam Presti a pris tout le monde à contre-pied en transférant le champion olympique à Houston.

On prédisait l’enfer aux Rockets, mais ce nouvel apport leur permet déjà de comptabiliser 2 victoires en 3 rencontres. Comment ? Grâce à cet homme en particulier : James Harden, passé de sixième homme de luxe à franchise player ! Le barbu n’a pas fait les choses à moitié : 37 points et 12 passes pour terrasser Detroit, puis 45 points pour faire éclater la défense d’Atlanta. Bien épaulé par Jérémy Lin, et Omer Asik notamment, l’ancien Thunder fait déjà des étincelles. Espérons pour lui et Houston, que l’échec contre Portland ne soit dû qu’à la fatigue accumulée lors des deux premières rencontres.

© Le Monde

Tony Parker (San Antonio Spurs)20,3 points dont 75% à 3 points, 9 passes 3 matches

Tony Parker entame sa 12ème saison NBA. Déjà. Il n’avait jusque là inscrit que deux « buzzer-beaters » dans sa carrière, contre Dallas au début des années 2000, et face à Philadelphie en 2009 lors d’une saison que beaucoup considèrent comme étant sa meilleure sur le plan statistique.

Sortant d’une saison magnifique mais vierge de tous titres, le Français a encore le couteau entre les dents et veut montrer à quiconque qu’il peut amener les Spurs très loin. TP est plus que clutch que jamais, en témoigne son trois points clé contre les Hornets puis ses deux paniers ultra décisifs contre le Thunder (un 3 points à 50 secondes du terme et le shoot décisif), le meilleur basketteur français de l’histoire du basket est lancé…

© Usa Today

Ray Allen (Miami Heat) – 15,7 points à 56,3 % à 3 points en 3 matches

Passer des Celtics au Heat n’est pas forcément une chose aisée. Mais pour « Mister Nice Guy » la  transition est en passe d’être d’ores et déjà réussie. En 3 matches, le meilleur shooteur à 3 points de l’histoire s’est illustré (on mettra volontairement de côté le match contre les Knicks où toute l’équipe du Heat est passé à côté). Contre son ancienne franchise, Boston, Ray Allen a fait parler la poudre en inscrivant 19 points et en étirant au mieux la défense des Verts, mais c’est surtout contre Denver que l’ex-joueur de Milwaukee a séduit.

En inscrivant un 3+1 à 6 secondes de la fin de la rencontre, il a démontré à qui voulait l’entendre que son rôle à Miami aurait été des plus importants ! Et Ray Allen ne s’est pas contenté de ce shoot, il a été particulièrement clutch en inscrivant 11 points dans le dernier quart-temps… Avec cet atout supplémentaire, Miami a de quoi faire peur. Et Ray Allen peut prétendre au titre de meilleur sixième homme.

© Nba Circle

Damian Lillard (Portland Trail Blazers) – 21,3 points, 9 passes décisives en 3 matches

En inscrivant 23 points et en délivrant 11 passes pour son premier match contre les Lakers, Damian Lillard est déjà rentré dans le livre des records NBA. Il devient le 3ème rookie à réussir un double-double pour ses grands débuts après Oscar Robertson (1960) et Isiah Thomas (1981). Cette statistique vous classe d’emblée l’individu. Cette performance aurait pu être sans suite, mais non, le 4ème choix de la draft n’est pas du genre à réaliser des exploits sans lendemain.

Dans la défaite face à OKC, il a remis le couvert en inscrivant 21 points et délivrant 7 passes décisives, et pour venir à bout des Rockets de James Harden, il a de nouveau marqué 20 points mais a davantage distribué le jeu (9 passes). Celui que l’on compare à Russell Westbrook devient d’ores et déjà un sérieux candidat au titre de rookie de l’année !

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