Grand Prix des Etats-Unis : Hamilton, étoile du Texas !

Les F1 repartent à la conquête de l’ouest ! Après le rendez-vous manqué d’Indianapolis (la mascarade de 2005 avec six voitures en course a laissé un mauvais souvenir aux suiveurs) la compétition pose ses valises sur un circuit flambant neuf : le «Circuit of The Americas» ! Construit en périphérie de le ville d’Austin au Texas, le tracé propose des dénivelés importants comme la montée de 14% (!) précédant le premier virage. La proximité avec la frontière mexicaine est un avantage ; les fans de Sergio Perez ne sont pas étrangers au succès populaire. La course se jouera en effet à guichets fermés (env. 115 000 spectateurs) ! C’est dans ce cadre que Sebastian Vettel et Fernando Alonso vont lutter pour le titre mondial, avec un avantage de dix points pour l’Allemand.

Comme de coutume, Vettel (Red Bull) claque la pole position ! Hamilton (McLaren) joue les troubles-fêtes en s’intercalant entre le leader du championnat et Webber. Alonso n’est pas à son aise avec un neuvième temps ; mais le voilà sauvé par une pénalité de cinq places infligée à Grosjean (Lotus) mais aussi à son équipier Massa ! Les dirigeants de la Scuderia avouèrent après l’épreuve que ce changement de boîte de vitesses n’est pas le fruit du hasard ; l’Espagnol pourra s’élancer du côté propre de la piste…

La tension est palpable lors de l’extiction des feux ! L’étonnant premier tournant fait l’objet de toutes les attentions. Heureusement, le peloton avale sans encombre cette difficulté ! Handicapé par son emplacement du côté poussiéreux, Räikkönen (Lotus) perd trois places et se retrouve septième. Alonso en revanche s’en sort bien, il  est quatrième. Au sixième passage, Grosjean effectue une sortie de piste qui le relègue hors des points. Au prix d’une stratégIe décalée, il revient dans le top 10 et inscrira les points de la sixième place. Le seul abandon de marque est celui de Mark Webber au dix-septième tour. En effet, l’alternateur a rendu l’âme, une pièce qui cause bien des soucis à l’équipe autrichienne depuis de nombreux mois…

Auteur d’un honorable cinquième chrono, Michael Schumacher (Mercedes-AMG) ne cesse de plonger dans les profondeurs du classement. Chahuté par ses adversaires, le septuple champion du monde souffre en réalité d’une usure précoce de ses pneus. Il ne peut réagir et finira finalement à une décevante seizième place, devant les Caterham ! Un comble pour une équipe qui se battait aux avants-postes au printemps (Chine, Monaco) !

La seule et unique vague d’arrêts ravitaillements donne lieu à un rebondissement de taille. Räikkönen, entre temps remonté à une poignée de secondes d’Alonso perd plus de trois secondes dans les stands. En ressortant, la Ferrari passe sous le nez de la Lotus. De plus, Massa le double, profitant d’une mise en température laborieuse des gommes du Finlandais. C’en est fini des espoirs de podium, d’autant plus que Jenson Button (McLaren), revenu du diable vauvert grâce à une stratégie différente, avale sans coup férir les deux Lotus.

Devant, il ne reste plus qu’Hamilton pour venir troubler la course de Vettel. L’Anglais n’hésite pas et se lance à sa poursuite ! Les deux pilotes évoluent à un rythme tout bonnement impressionnant, Alonso est à plus de trente secondes. La monoplace chromée se rapproche lentement, mais sûrement ; elle dispose désormais du DRS. Hamilton intimide son rival à plusieurs reprises, jusqu’au quarante-deuxième tour ! Bien que dépassé par la McLaren, la Red Bull reste tout de même dans son sillage. Vettel se permet même d’établir le meilleur temps au tour de la course dans la dernière boucle, de quoi en dire long sur l’intensité et la qualité de ce duel !

Une fois les machines rentrées aux stands, faisons les comptes. Le titre des Constructeurs a été décerné ce dimanche : Red Bull Racing-Renault est champion pour la troisième fois d’affilée ! C’est le onzième titre pour le fournisseur de moteurs Renault pour info. Avec sa troisième place acquise intelligemment, Fernando Alonso ne perd que trois unités sur Sebastian Vettel. Les voici donc distants de treize points. Si l’Espagnol veut devenir champion, il va falloir qu’il donne tout ce dont il est capable ; sa monoplace est moins véloce que la Red Bull. Vettel est dans une situation un peu plus confortable, mais vaut-il mieux être le chasseur ou le chassé ? Réponse dimanche prochain à Sao Paulo pour le Grand Prix du Brésil !

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Crédit photo : site officiel du Championnat du Monde de Formule 1

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