Cyclisme, le peloton 2013 (partie 6/9)

Alors que certains coureurs ont déjà enfourché leur vélo du côté de l’Australie, d’autres préparent bien au chaud la saison à venir. Pas de Jeux olympiques cette année, mais de nombreux enjeux : quels seront les prochaines éclosions ? Quels sont les objectifs des coureurs ? Existent-ils des tensions internes ? A quoi ressemblera le peloton-version 2013 ? Culture Sport fait le point durant ce mois de janvier.

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Lotto-Belisol : la stabilité comme leitmotiv

On ne change pas une équipe qui ne gagne pas : la phrase est sans doute un peu sévère mais reflète l’intersaison. En effet, ce sont les mêmes coureurs qui vont défendre les couleurs de Lotto. Pourquoi ? Parce que le bilan n’a pas été mauvais non plus. Certes, il n’y eu guère de succès, mais les places d’honneurs abondent. Avec une formation pratiquement identique, Marc Sergeant compte sur l’osmose du groupe pour vaincre le signe indien. Présente sur tous les fronts, l’équipe ne pourra toutefois pas gaspiller les cartouches. En cas de blessure, il n’y a pas de véritable remplaçant. L’exemple de la campagne flandrienne 2012 est explicite : Roelandts étant au repos forcé durant le printemps, personne n’a pu pallier son absence. Il est par conséquent impossible de miser sur les trois grands tours et c’est le rendez-vous juilletiste qui sera l’objectif principal. Greipel reste le solide sprinteur, au aguets dès que Cavendish ne peut disputer l’emballage massif. Pour le classement général, ce sera toujours Jurgen Van Den Broeck. Le Belge ne pense plus qu’au podium et le parcours joue en sa faveur. Il sera aidé en montagne par Jelle Vanendert. Lequel aura son mot à dire lors des classiques ardennaises. Régulier dans cet exercice, il a eu moins de réussite en fin de saison. Lotto sera déjà heureuse s’il accroche un succès sur une course du mois d’avril. S’il échoue, un jeune talent pourrait en profiter : Tim Wellens n’a pas beaucoup roulé en 2012, mais a déjà convaincu ! Son évolution est rapide et à ce train-là, il est capable de créer la surprise dans les plus grandes courses du calendrier. Bart De Clercq arrivera certainement à maturité cette saison. Le vainqueur d’étape au Giro 2011 progresse doucement mais surement. Il profitera d’un rôle privilégié sur un grand tour pour démontrer ses qualités sur trois semaines. D’autres jeunes franchissent la porte d’entrée et possèdent des qualités indéniables. A terme, ils pourront renforcer un effectif fragile.

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Movistar : les montagnards sont là

La structure navarraise a toujours été un recueil de grimpeur. 2013 sera plus que jamais la confirmation de cette philosophie. Déjà impressionnante en altitude, Movistar a profité de la chute de Liquigas pour acquérir les précieux Szmyd et Capecchi. Ceux-ci combleront l’absence de Kyrienka, Lopez, et des décevants Bruzeghin, Arroyo, et Samoilau. Et il y a du pain sur la planche puisque Movistar postule à toutes les grandes épreuves : Giro pour Cobo, Tour et Vuelta pour Valverde. Ce dernier sera secondé par Nairo Quintana qui attend le déclin de son leader pour jouir d’un statut protégé. Il rongera son frein sur des courses plus modestes, à l’instar des tours de Catalogne et du Pays Basque. Il sera intéressant de jauger ses capacités sur les classiques, aux côtés du même Valverde. Rui Costa sera également une carte maîtresse du dispositif espagnol comme sur les courses canadiennes, ou sur le Tour de Suisse. L’équipe est solide, et Visconti se demande toujours s’il a fait le bon choix en quittant Farnese Vini en 2011. Intxausti se pose la même question, alors qu’il a prouvé ses qualités malgré un travail conséquent pour ses chefs de file. Dans ce contexte, on en oublierait les sprinteurs. Ventoso et Rojas font leur boulot comme il le faut. Ils sont aux avant-postes dans chaque emballages massifs et peuvent jouer la gagne… du moins si le profil n’est pas trop plat.

About Julien Detroz

Conseiller de rédaction Culture Sport Journaliste Culture Sport cyclisme Journaliste en cyclisme Sudpresse Journaliste sportif La Meuse Namur Journaliste sportif MAtélé Facebook: Julien Detroz Twitter: @juliendetroz Admirateur de Rodrigo Beenkens. Affamé de sport et fervent suiveur du cyclisme. Journaliste qui n'hésite pas à mouiller le maillot, sur un vélo. Croque la vie à pleine dent. « Fais de ta vie un rêve et d'un rêve, une réalité. »

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