Pauline Ferrand-Prévot : « c’est un plaisir de rouler aux côtés de Vos »

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Le cyclisme, sport incontournable. Les spectateurs aiment ce sport où il est possible de rencontrer –sans frontière télévisuelle – les coureurs que l’on admire tout au long de la saison. Chaque rendez-vous est un éternel succès… Dans la catégorie masculine du moins. Car il existe un sport homologue dont l’émulation n’égale pas le courage des participants, ou plutôt des participantes. Notre envoyé spécial à Huy a rencontré Pauline Ferrand-Prévot, jeune cycliste au potentiel énorme. L’occasion également de s’intéresser à ces championnes, pour la plupart méconnues.

Dans l’ombre des hommes

Il est 11h45 au sommet du Mur de Huy. Le public s’amasse, toujours plus nombreux à attendre le premier passage des coureurs professionnels. Quelle surprise inonde le visage des spectateurs au moment de la présentation des équipes… féminines ! Certes, quelques spécialistes ont pris l’habitude de ce peloton annexe, tournant sur le circuit en même temps que les hommes, mais avec un décalage d’une heure. Certains sont admiratifs de la volonté de ces dames cherchant à égaler la souffrance des hommes. Ceux-ci gravissant le Mur de Huy à une vitesse déconcertante. D’autres, moqueurs, s’attardent sur la vitesse moyenne et la distance sensiblement inférieures aux courses masculines. En effet, les femmes parcourent cent-trente bornes négociées autour d’une double ascension hutoise. Quelques heures plus tard, le terrifiant Mur a choisi sa championne : Marianne Vos. Si les sceptiques sont conquis par l’effort impressionnant survenu en fin de course, ils ont également reconnu la gagnante. La Néerlandaise fait exception dans le monde du cyclisme féminin. Son palmarès pharaonique ne se limite pas à la route : elle lorgne également sur la piste et les labourés.  Récompense logique, elle fait l’objet des médias, ceux-ci la comparant à Eddy Merckx. Car à l’image du Cannibale, Vos a bâti ses victoires de façon précoce dans sa carrière. Elle n’a soufflé que vingt-cinq bougies et les titres nationaux, mondiaux et olympique ne lui résistent plus ! Cette domination sans précédent a forcé la Rabobank – pourtant désireuse de quitter le milieu cycliste – de perpétuer son engagement uniquement avec la structure féminine.

« Il y a un moment où il faut savoir céder la place »

1665522736Dans cette même formation court une jeune Rémoise, à peine vingt-et-un an et emplie de motivation. « Je veux faire un top 5 aujourd’hui [ndlr : mercredi] » affirme Pauline Ferrand-Prévot. Triple championne du monde junior, elle représente la nouvelle génération, prenant le relais de la contestée, mais non moins reconnue, Jeannie Longo. « On est plusieurs à avoir un bon niveau en France. Ça fait plaisir de voir qu’il y a une émulation chez les jeunes. Et même si Jeannie a un beau palmarès, il y a un moment où il faut savoir céder la place » assure l’Ardennaise. Remplacer dans les cœurs des Français Jeannie Longo est aussi complexe qu’oublier les sombres affaires de dopage l’accompagnant. Est-ce son charme intimidant, sa sympathie pour le public, ou sa maturité hâtive qui l’a propulsée dans le cœur des Français ? Certes, le commun des mortels, limité aux épreuves masculines, n’a que très peu ouï le nom de la jeune cycliste. Mais Pauline Ferrand-Prévot devient une carte maîtresse de l’échiquier féminin. Chez Rabobank aussi, elle a fait son trou. Malgré un niveau relevé, elle a ses responsabilités, dans l’ombre de l’épouvantail Vos. Mais l’hégémonie de la Néerlandaise ne la perturbe pas : « Marianne est une fille adorable et c’est un plaisir de rouler à ses côtés ». Contrairement au pendant masculin, l’ambiance interne est souvent bien plus conviviale.. Les battues applaudiront toujours la lauréate. Ce mercredi encore, les dauphines de Marianne Vos ont acclamé la championne du monde. Pauline l’a félicitée également. Pourtant, elle doit se contenter d’une modeste treizième place sur les hauteurs de Huy. Contre-performance, déception personnelle : son top 5 n’est pas atteint. Nul doute qu’elle retentera sa chance l’an prochain ! En attendant, d’autres courses s’enchaînent à son programme sur la route, mais aussi dans les sous-bois ! Son éclectisme ne peut rappeler une certaine Vos…

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About Julien Detroz

Conseiller de rédaction Culture Sport Journaliste Culture Sport cyclisme Journaliste en cyclisme Sudpresse Journaliste sportif La Meuse Namur Journaliste sportif MAtélé Facebook: Julien Detroz Twitter: @juliendetroz Admirateur de Rodrigo Beenkens. Affamé de sport et fervent suiveur du cyclisme. Journaliste qui n'hésite pas à mouiller le maillot, sur un vélo. Croque la vie à pleine dent. « Fais de ta vie un rêve et d'un rêve, une réalité. »

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