Grand Prix du Japon : le baromètre

Une course limpide pour Lewis Hamilton (Mercedes-AMG) qui, en devançant son rival Nico Rosberg, porte son avance à dix points à quatre épreuves de la fin !

En hausse

Jenson Button (McLaren)
Jenson Button (McLaren) sous la pluie japonaise

Jenson Button (McLaren) sous la pluie japonaise

Nous avons retrouvé le roublard Jenson Button ! Il fut un temps pas si lointain (2010-11) où l’Anglais nous régalait avec ses stratégies de course parfaites, en se jouant des conditions météo précaires. Du fait de son titre de vétéran de la compétition (34 ans), les spéculations vont bon train concernant une éventuelle éviction de chez McLaren. Fatigué le champion 2009 ? Que nenni ! En optant pour des gommes intermédiaires dès le premier tour, il a gagné son pari et par la même occasion cinq positions ! Un coup de génie qui le portait à la troisième place. Malheureusement, même si la pluie nivelle les performances des machines, c’en était trop pour contrecarrer les plans des Red Bull. De plus, l’intervention de la voiture de sécurité, mettant un terme à la bagarre, l’empêcha de profiter de pneus pluie. Au final c’est une cinquième place primordiale ; il se rappelle au bon souvenir de tous, et prouve qu’il dispose toujours du flair pour sentir les bonnes tactiques !

Sebastian Vettel (Red Bull)

C’est l’homme qui a fait l’actualité sportive : Vettel a annoncé samedi son départ de la maison Red Bull. Une déclaration qui rappelle le cas Hamilton. Protégés depuis leur jeunesse par McLaren et Red Bull, ils ont ressenti le besoin de s’émanciper, après des années de victoires mais aussi de galères. Vettel, après quatre saisons inoubliables, a dû faire face à l’arrivée d’un Ricciardo décomplexé et à l’instauration d’un nouveau règlement peu à sa convenance. Certains souhaitaient le voir empêtré dans des difficultés pour apercevoir sa capacité à redresser la barre, c’est désormais chose faite. En optant probablement pour Ferrari, il va falloir réussir là où Alonso (lire par ailleurs) a échoué : faire de la Scuderia les adversaires les plus dangereux pour la couronne. Cela ne sera pas une mince affaire, mais elle aura le mérite de dévoiler une nouvelle facette du pilote.
Sur la piste détrempée de Suzuka, Sebastian a mené une course propre, lui permettant de signer un second podium consécutif (3ème) après Singapour. Parti neuvième, il a profité d’une tactique exemplaire alliée à une RB10 pour remonter au classement sans coup férir. Depuis la rentrée à Spa, Vettel est en confiance, et les résultats suivent.

En baisse

L’équipe Williams

Seconde épreuve de rang passablement difficile pour les Britanniques. Après un rendez-vous à Singapour à oublier pour Bottas (11ème après avoir détruit ses pneus) et Massa (5ème), la pluie japonaise n’a pas inversé la tendance. En effet, la FW36, seconde force du plateau sur le sec, a pris l’eau le dimanche. En s’élançant de la seconde ligne, elles pouvaient briguer au minimum une place sur le podium. Hélas, le manque d’aisance des pilotes Williams a été flagrant lors de leurs passe d’armes avec les Red Bull. Elles se sont faites déposer par ces concurrents, et n’ont fait que dégringoler dans la hiérarchie par la suite. N’allons pas trop vite en besogne : la voiture reste performante malgré un budget moins conséquent que les équipes de pointe, mais les conditions de course n’ont pas permis un bon résultat.

L’équipe Ferrari
F.Alonso rentre aux stands sur deux roues

F.Alonso rentre aux stands sur deux roues

La seconde moitié de saison est décidément mal engagée pour la Scuderia ! Une nouvelle fois, aucun point n’a été inscrit à Suzuka. Du côté d’Alonso, la déception, voire la résignation se lisait sur son visage et pour cause : sa Ferrari s’était immobilisée après seulement trois tours, à cause d’une défaillance électrique. Pour l’Espagnol cet abandon reflète la fin d’une époque, celle de son aventure avec les Rouges. Arrivé en 2010 tel un sauveur, il frôla à deux reprises le titre, avant de perdre sa motivation. Affecté par un organigramme restructuré (départ de Montezemolo, arrivée de Mattiacci et Räikkönen), et une monoplace peu compétitive, le double champion avait besoin d’un nouveau départ : il va très probablement retrouver Ron Dennis en 2015 chez McLaren, pour un nouveau challenge avec le moteur Honda. Pour Räikkönen, course anonyme également, car il finit douzième.

Crédits photos : GPUpdate

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