Grand Prix de Grande-Bretagne : le baromètre

A domicile, Lewis Hamilton a su préserver son trône. Les GP s’enchaînent et se ressemblent pour les Mercedes qui cumulent les bouquets et les podiums. Depuis Bahreïn, Rosberg et Hamilton sont à 3-3 dans leur duel fratricide. Dix-sept points les séparent au classement général du Mondial.

En hausse

Lewis Hamilton (Mercedes-AMG)

11222277_964252460322749_2445578992401510468_o Décidément, ni la concurrence, ni les éléments météorologiques ne peuvent arrêter Lewis Hamilton dans sa quête de victoires ! Au terme d’une course une fois n’est pas coutume animée, le champion en titre a ravi la foule anglaise en signant le trente-huitième succès de sa carrière. Pourtant, tout ne fut pas facile, loin de là ! On peut remercier les deux Williams de Felipe Massa et Valtteri Bottas qui auront joué les trouble-fêtes au départ, en prenant l’avantage sur les Flèches d’Argent. Les Mercedes mises en difficultés, voilà qui relance le spectacle en F1 ! Hélas pour les monoplaces blanches, Lewis reprit le commandement grâce à la stratégie de l’undercut (changer de pneus un tour avant son rival). Puis ce fut au tour de la pluie de perturber le bon déroulement de la marche anglaise. Alors que Nico Rosberg (Mercedes-AMG) revenait à pas de géants sur son équipier, ce dernier agit sereinement en chaussant les gommes intermédiaires là aussi une boucle avant les autres. Dès lors il ne suffisait plus qu’a garder la tête froide et franchir la ligne d’arrivée en patron. Au championnat, Hamilton devance son camarade de garage de dix-sept points. Danill Kvyat (Red Bull) Qu’elle semble loin, l’époque de la domination du Taureau Rouge ! Désormais Red Bull ne se bat plus que pour les miettes laissées par les Mercedes. Difficile de voir du positif dans les points de la sixième position rapportées par le Russe, alors que l’an passé Daniel Ricciardo (abandon) se battait pour la victoire. L’Australien justement, est en train de laisser des plumes dans sa bataille avec son nouvel équipier. Depuis le rendez-vous monégasque où Kvyat avait finit au pied du podium, le pilote le plus souriant du paddock est constamment devancé par l’homme venu du froid. La manche britannique fut du même acabit : Ricciardo, défavorisé par des pénalités et des ennuis mécaniques il est vrai, n’a pas pu réagir face à la régularité de Kvyat qui semble plus à l’aise. Il est intéressant de dresser un parallèle avec la situation de Ricciardo en 2014. Faisant ses débuts dans une écurie de haut standing, il avait dominé de la tête et des épaules le champion Vettel, tout en étant incroyablement décomplexé. Kvyat paraît suivre le même schéma, lui qui sort de la filière Toro Rosso. Néanmoins ses résultats sont moins impressionnants étant donné la qualité du matériel fourni par Renault mais aussi Red Bull, apparemment incapable de se remettre en question à la première difficulté rencontrée.

En baisse

L’équipe Toro Rosso
Les Toro Rosso mènent la vie dure aux Red Bull quand la fiabilité ne fait pas des siennes

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Sa sortie de piste à Monaco n’a pas changé la philosophie de Max Verstappen : la fougue est son allié ! Cela fonctionne lorsqu’il faut remonter dans le classement, moins quand il doit se montrer patient comme à Silverstone. Après une qualification quelque peu décevante (treizième, devancé largement par Sainz), il perdit tout seul le contrôle de sa STR10 en début de course pour rester dans le bac à graviers. Son compagnon d’écurie l’Espagnol Carlos Sainz Jr évoluait à la neuvième place lorsque la mécanique lui fit défaut. Un abandon qui ne reflète donc pas son vrai niveau de compétitivité. A l’heure de faire les comptes, Toro Rosso reste englué au huitième rang au championnat constructeurs, alors que la possibilité de dépasser Sauber et Lotus est bien réelle, grâce à une machine incontestablement rapide ! L’équipe Lotus Accrochage entre les voiture-sœurs au premier virage et double abandon, fermez le ban ! Le week-end à domicile pour Lotus s’est terminé prématurément, après un accrochage dans le feu de l’action. C’est dommage car Pastor Maldonado était lancé sur une période positive, où, c’est suffisamment rare pour être signalé, il faisait les titres en raison de sa vélocité et des gros points qu’il ramenait à son employeur ! En ce qui concerne Romain Grosjean, il semble depuis plusieurs épreuves un tantinet frustré du manque de fiabilité de sa monoplace, ce qui l’empêche de pouvoir s’exprimer pleinement en piste. Medhi Casaurang. Crédits photos : Steve Etherington, Scuderia Toro Rosso et page Facebook de Mercedes-AMG.

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