Le pays du soleil levant tourné vers le sport

OMNISPORTS. A l’instar du Brésil (en 2014 et 2016), le Japon va lui aussi accueillir deux compétitions internationales de choix, à cheval sur deux années : les Jeux (Olympiques et Paralympiques) en 2020, et juste avant, la Coupe du Monde de rugby, programmée dans trois ans jour pour jour.

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Avant-hier, le maire de Rio transmettait une dernière fois le relais à sa consoeur Yuriko Koke. Après l’étendard olympique le 21 août dernier, Eduardo Paes a offert le drapeau blanc frappé des trois virgules paralympiques (rouge, bleue et verte) au gouverneur de la capitale nippone.

Une capitale qui s’apprête à accueillir à bras ouverts ses deuxièmes Jeux, après 1964. La présentation du clip de l’édition 2020 annonçait une cuvée futuriste, moderne. Une nouvelle mouture placée sous le signe du dynamisme et de l’humour. Outre les nombreuses références sportives (Olive et Tom), geeks (Pacman) ou culturelles (mangas), Hello Kitty a cédé sa place, dans cette bande-annonce très saccadée, à Shinzo Abe. Comme la Reine d’Angleterre, lors des Jeux 2012, le Premier ministre s’est subitement transformé en Super Mario. Tout en assurant la promotion de Tokyo, Abe, une boule rouge – représentant le soleil du drapeau – à la main, est venu apporter, sous la pluie fine de Rio, quelques rayons provenant du Japon.

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Riner champion olympique au pays du judo ?

Ce que l’on sait de ces Jeux 2020, c’est qu’ils seront une fois de plus diffusés sur France Télévisions et Canal+. Les deux groupes du PAF diffuseront ainsi six nouveaux sports. Six disciplines (baseball/softball, escalade, karaté, skateboard, surf) qui feront leur apparition ou leur retour, c’est selon, dans le giron de l’olympisme.

En ce qui concerne les dates (24 juillet-9 août), l’organisation du Tour de France va très certainement devoir songer à avancer son grand départ d’une semaine. Lancement le 27 juin ?

Teddy Riner devrait également faire le déplacement au Japon, pays qui a vu naître le judo. L’octuple champion du monde pourrait y décrocher un troisième titre consécutif et asseoir ainsi un peu plus sa position de meilleur judoka de l’Histoire.

Concernant le logo, il a officiellement été entériné le 25 avril dernier. Une polémique avec le précédent, créé par le graphiste Kenjiro Sano, avait contraint l’organisation à le retravailler. Eh oui, il ressemblait de trop près à celui du Théâtre de Liège, qui a porté plainte pour plagiat.

Le logo n’est pas le seul symbole à avoir été profondément remanié. Le stade olympique a lui aussi été entièrement repensé. La première version conçue par feu Zaha Hadid était bien trop onéreuse. Le coût de cette enceinte était évalué à près de deux milliards d’euros, soit le double de l’estimation initiale. Shinzo Abe a donc décidé de relancer un appel d’offres remporté par Kengo Kuma. Son projet est certes moins cher (un milliard d’euros) mais il ne peut, pour le moment, abriter la flamme olympique…

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Un intérêt croissant pour le ballon ovale

Juste avant les Jeux, les Japonais vivront au rythme du Mondial de rugby. Dans tout trois ans jour pour jour, ils accueilleront le monde du rugby et organiseront pour la toute première fois de leur Histoire la compétition suprême du ballon ovale.

Il y a un an, les Brave Blossoms battaient, à la surprise générale, les Sud-Africains à l’issue d’un match assez fou (34-32). Les aficionados s’en souviennent encore cinquante-deux semaines plus tard. Cette victoire, arrachée par les hommes d’Eddie Jones (parti coacher depuis le XV de la Rose) dans les ultimes secondes du match, a été un formidable accélérateur de popularité au pays du soleil levant. 25 millions de téléspectateurs étaient présents devant leurs écrans pour leur deuxième succès consécutif face aux Samoa (26-5).

Depuis le Mondial 2015, les Sunwolves ont intégré le Super Rugby. Dans l’effectif de cette franchise nipponne, on retrouve un ancien du Stade Toulousain (Tomas Leonardi) mais aussi et surtout de nombreux joueurs capés en équipe nationale. Et c’est là l’essentiel. En se frottant aux meilleures formations du Sud, les Brave Blossoms risquent encore de progresser et de briguer, peut-être, une place en quarts de finale. Ils étaient passés à deux petits points, seulement, d’une qualification l’an passé, en Angleterre.

Nicolas Gréno (@nicolasgrenon.greno@culturesport.net)
Crédits photos : Ryo Ichikawa/Tokyo 2020, page Facebook officielle de la Rugby World Cup

About Nicolas Gréno

Créateur & rédac' @cultureSPORT depuis mai 2009. Correspondant sportif Sud Ouest. Passé par le DU Journalisme à l'UPPA. Contact : n.greno@culturesport.net

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