Les jeunes pousses du sport Tennis

Nahia Berecoechea : La jeunesse monte au filet

Elle a lancé ses premiers coups… droits presque aussitôt qu’elle a su marcher. L’origine de cette passion pour les sports de raquettes, Nahia Berecoechea la doit aux nombreux moments passés lorsqu’elle était encore toute jeune en compagnie de ses grands-parents sur le sable des plages aquitaines. D’interminables échanges de balles, des heures durant, rythmaient ainsi ses journées d’été, se rappelle aujourd’hui l’adolescente âgée de 16 ans, rompue aux circuits internationaux.

C’est sans nul doute cet attrait de la petite balle jaune qui a poussé Nahia à s’inscrire au Tennis Avenir de Bizanos à l’âge de six ans. Dès ses débuts dans le club béarnais, la jeune fille savait où elle voulait aller : « j’ai compris assez rapidement que je voulais en faire mon métier ». Comprenez, devenir une joueuse professionnelle de rang mondial.

Après cinq ans de pratique sur les courts béarnais, la jeune joueuse rejoint le Pays Basque et plus particulièrement le club d’Hiriburuko Ainhara Tennis (club de tennis de Saint-Pierre-d’Irube). Et c’est sur les courts saint-pierrots que Nahia verra sa carrière décoller : forte d’un niveau de jeu largement au-dessus de la moyenne et enchaînant les bonnes performances, la jeune joueuse se voit proposer l’opportunité de traverser la frontière et d’aller s’entraîner en Catalogne. Direction le Top Tennis Center d’Igualada, un centre d’entraînement qui jouit d’une très grande réputation.

L’aventure espagnole, synonyme d’un nouveau départ au sein de ce centre, commence ainsi en septembre 2018 pour Nahia Berecoechea. Une fabrique à championnes, puisque le Top Tennis Center accueille essentiellement de jeunes tenniswomen. Autre singularité, la structure mise énormément sur la vie en communauté, comme le déclare l’adolescente : « nous sommes six dans la même maison et vivons les uns à côté des autres ».

Nahia s’entraîne depuis maintenant deux saisons en Catalogne. Crédit photo : Site internet de Top Tennis Center.

Quand on l’interroge sur les différences entre la France et l’Espagne, Nahia Berecoechea n’hésite pas : « là-bas, la formation est orientée plus sur le long terme ». Elle est également « moins de prise de tête » au niveau du ranking alors que le système français accorde « beaucoup d’importance au classement individuel de chaque joueuse ».

« Il faut savoir rester zen et accepter de commettre des erreurs »

Nahia Berecoechea

Afin d’atteindre ses objectifs, Nahia s’astreint à des séances d’entraînement, principalement sur des surfaces dures, dignes des joueuses professionnelles : « j’effectue en moyenne près de trois heures quotidiennes de tennis additionnées à 2h30 de travail physique« . Pour autant, pas question de délaisser les études : « pendant mon année de quatrième, j’ai suivi les cours du CNED mais cela ne me plaisait pas trop. Depuis maintenant deux ans, chaque jour entre 17h et 20h, un professeur vient au centre et nous fait cours. »

Du haut de ses 16 ans, la tenniswoman a déjà joué au Maroc, au Sénégal ou en Suède. Crédit Photo : dakarxibar.com

Du haut de ses seize ans, celle qui affronte des filles âgées entre quinze et dix-huit ans a pour arme privilégiée son coup droit et reconnaît devoir travailler son revers et son service. Elle confesse surtout adorer « cette sensation de taper dans la balle » et accorde beaucoup d’importance au travail mental qui représente selon elle 80 % de la performance. « Il faut savoir rester zen et accepter de commettre des erreurs ». Ainsi, celle qui perdait auparavant énormément d’énergie à force de protester est aujourd’hui accompagnée d’une psychologue qui l’aide à oublier et parfois corriger des fautes commises pendant ses rencontres.

Le tennis d’échappe pas à la règle. Comme la plupart des sports, voilà la discipline à l’arrêt. Nahia est d’ailleurs peu optimiste pour la suite : « cela m’étonnerait qu’il y ait beaucoup de tournois d’ici à la fin de saison traditionnelle ». Une crainte légitime quand la discipline, disputée à haut niveau, appelle à d’innombrables déplacements aux quatre coins du monde.

Qu’importe. Il en faudra davantage à Nahia Berecoechea pour délaisser les courts de tennis et renoncer à son rêve : devenir joueuse professionnelle.


En quelques mots…

Ton coup favori ?

Nahia Berecoechea : Le coup droit qui est mon arme principale grâce à laquelle je construis la plupart de mes points.

Ton meilleur moment ?

Nahia Berecoechea : Ma victoire en quart de finale (7-6, 6-1) lors de l’un de mes ultimes tournois au Costa Rica contre une adversaire redoutable. À la fin du match, j’étais super contente d’avoir réussi à remporter cette rencontre.

Ta joueuse favorite ?

Nahia Berecoechea : Ma joueuse référente est Simona Halep car elle me ressemble physiquement et je trouve qu’elle a une superbe mentalité.

Bixente Gorostegui (@GorosteguiB). Crédit photo de la une : page Facebook de Top Tennis center.

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