Preview 2012-2013 : La course aux play-offs sera acharnée

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Suite de notre preview NBA ce jeudi avec les prétendants aux play-offs, de la 20ème à la 12ème place. Après les points d’interrogation hier, Toronto et Sacramento en tête, Culture Sport s’intéresse aujourd’hui à des équipes qui ont pour la plupart connu un été mouvementé. De Phoenix à Philadelphie, pourtant, tous les espoirs sont permis cette saison. Et on commence justement avec la franchise de l’Arizona.

20 – Phoenix

Dixièmes à l’Ouest l’année passée avec un bilan parfaitement équilibré de 33 victoires pour 33 défaites, les Suns ont tourné une page importante de leur histoire cet été. Parti à Los Angeles, le vétéran Steve Nash aurait pu laisser un vide important derrière lui. Il n’en est rien. Si l’effectif a connu un chamboulement important, le recrutement est indéniablement de qualité. Pour compenser la perte du Canadien, Phoenix a enregistré le retour du Slovène Goran Dragic, excellent à Houston la saison dernière. Marcin Gortat, quelque peu esseulé dans la raquette en 2012, a de son côté dû voir d’un très bon œil les arrivées de Luis Scola (Houston) et Jermaine O’Neal (Boston). Egalement renforcée par la venue de l’ingérable Michael Beasley, la franchise de l’Arizona peut nourrir de belles ambitions cette année. Si la mayonnaise prend vite, Phoenix pourrait être une des belles surprises de la saison.

19 – Milwaukee

Sans leur pivot Andrew Bogut, échangé après sept belles années dans le Wisconsin, les Bucks devront cravacher pour espérer accrocher les play-offs. Si la traction arrière, composée de Brendon Jennings et Monta Ellis, paraît assez impressionnante, le secteur intérieur a souffert du départ de l’Australien. Résultat, c’est Samuel Dalembert qui devrait prendre sa place dans le cinq. Sur la fin, le généreux Haïtien aura bien besoin de Joel Przybilla et du rookie John Henson dans la peinture. Les clefs du jeu et du scoring seront néanmoins ailleurs. Ellis, 20 points de moyenne la saison passée, aura tout à gagner. Jennings et Ilyasova, de leur côté, devront confirmer leurs bons exercices 2011/2012.

18 – Golden State

Contrairement aux Bucks, les Warriors pourront compter sur une raquette impressionnante cette saison. A condition qu’Andrew Bogut, souvent blessé, daigne passer plus de temps sur le terrain qu’à l’infirmerie. Quoi qu’il en soit, l’Australien ne sera jamais seul. Avec David Lee, Andre Biedrins ou encore Carl Landry (NOLA), le pivot peut dormir tranquille. Assez stable à l’intersaison, le collectif de San Francisco peut légitimement viser les play-offs cette saison. On attendra beaucoup de Stephen Curry, s’il est lui aussi épargné par les pépins physiques. La surprise, si elle en est une, pourrait venir du rookie Harrison Barnes, choisi en 7ème position de la draft et qui a déjà fait ses preuves lors de la traditionnelle Summer League.

17 – Atlanta

Avec le départ de Joe Johnson à Brooklyn, les clefs ont été confiées au jeune Jeff Teague. Le meneur, qui a littéralement explosé l’année passée avec 12,6 points de moyenne en saison régulière et 13,8 en play-offs dans la série face à Boston, a en tout cas la confiance de son coach. Ce sera donc à l’ancien de Wake Forest, plutôt qu’à Devin Harris, de porter les ambitions des Hawks cette saison. Avec une base toujours solide (Smith, Horford), l’arrivée d’une belle brochette de shooteurs (Morrow, Korver, Lou Williams) et d’un bon défenseur (Stevenson), Atlanta devrait se qualifier sans trop d’encombres pour les play-offs en 2013. Et s’il sera difficile de faire mieux que l’année dernière, l’équipe coachée par Larry Drew posera sans doute pas mal de problèmes à ses adversaires cette saison.

16 – Utah

Dur de se faire une idée réelle de l’état de santé du Jazz. Sans hésiter, le point fort de l’équipe sera une nouvelle fois son secteur intérieur. Avec Enes Kanter, Al Jefferson, Paul Millsap et Derrick Favors, la franchise, huitième à l’Ouest la saison passée, peut se prévaloir de quelques certitudes. Dans une ligue où on peut être champion sans pivot, le monstrueux quatuor pourrait en tout cas poser pas mal de problèmes à des équipes moins armées. Derrière, le constat est beaucoup plus nuancé. Devin Harris parti, Utah n’a pas vraiment gagné au change avec Mo Williams. Avec Earl Watson pour seule doublure, le poste paraît en tout cas affaibli. L’autre Williams (Marvin), débarqué d’Atlanta, pourrait freiner la progression du jeune Gordon Hayward, qui jouissait d’un temps de jeu conséquent l’année passée (30 minutes en moyenne). Sans réel leader, le Jazz reste pourtant, à défaut d’être équilibré, un collectif solide.

15 – Minnesota

On aurait pu placer les placer encore plus haut. Avec un recrutement de haute volée, l’effectif des Timberwolves a de quoi faire rêver. Douzièmes à l’Ouest l’année passée, ces derniers avaient totalement déchanté après la grave blessure de Ricky Rubio. Et si l’Espagnol devra attendre encore quelques temps avant de faire son retour, les arrivées d’Andrei Kirilenko et Brandon Roy, pour ne citer qu’eux, avaient de quoi enchanter les fans de l’équipe. Malheureusement, Kevin Love s’est blessé bêtement à l’entraînement hier, et devrait manquer une vingtaine de matchs. Sans son franchise player, médaillé olympique cet été avec Team USA, la donne risque d’être sensiblement différente pour Minnesota. Reste à savoir si B. Roy, de retour en NBA après un an loin des terrains, sera capable de porter Minny en l’absence du duo.

14 – Memphis

Peu de mouvement cet été à Memphis. Si les Grizzlies n’ont pu rééditer leur incroyable performance de 2011 (demi-finale de conférence), la saison a été satisfaisante, et les objectifs restent les mêmes. Les puristes regretteront le départ d’OJ Mayo à Dallas, mais ce qui fait la force de la franchise du Tennessee est toujours bien présent. Si les pépins physiques laissent enfin Zach Randolph tranquille, les Grizzlies peuvent nourrir de belles ambitions cette année. Le banc est peut-être moins fourni que ce qu’il n’a pu l’être, mais le cinq majeur, inchangé, pète le feu :  Conley – Allen – Gay – Randolph – Gasol. La non qualification pour les play-offs serait clairement perçue comme un échec pour les Grizzlies.

13 – Denver

L’info de l’intersaison à Denver, c’est sans aucun doute l’arrivée d’Andre Iguodala. Réputé pour sa défense irréprochable, le désormais ex-joueur de Philadelphie peut également scorer, et sera indéniablement le Nugget à suivre cette saison. Et si l’effectif est en constante mutation depuis le départ de Carmelo Anthony il y a deux ans, il peut au moins se prévaloir d’être complet. Avec deux meneurs aux profils différents (Lawson, Miller), une raquette jeune mais pétrie de talent (McGee, Faried, Mozgov), de très bons ailiers (Gallinari, Iguodala, Chandler) et un banc profond, la franchise du Colorado n’aura peur de personne. L.A, OKC ou encore San Antonio devraient lui empêcher de voir plus loin qu’une demi-finale de conférence cette année, mais les espoirs sont permis pour le futur. On espère voir notre « Frenchie » Evan Fournier, dans un premier temps destiné au fond du banc mais surprenant en présaison. A suivre.

12 – Philadelphie

Une page s’est tournée à Philadelphie. Exit les cadres Andre Iguodala, Elton Brand ou encore Lou Williams, place à la jeunesse ! Andrew Bynum, pivot star des Los Angeles Lakers l’année passée, est attendu comme le franchise player d’une équipe qui n’en compte plus. Entre blessures à répétition et polémiques sur ses réelles motivations, le natif de Plainsboro reste malgré tout une interrogation. Les bases restent cependant solides, et le collectif primera une nouvelle fois sur les individualités. Nick Young (L.A Clippers), Jason Richardson (Orlando) ou encore Dorrel Wright (Golden State) devraient apporter une plus-value intéressante. Quoi qu’il en soit, les Sixers seront attendus à l’Est. Atteindre les demi-finales de conférence ne relèverait pas de l’utopie.

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