Cyclisme, le bilan 2012 (partie 3/9)

Le mois de novembre est propice à la récupération au sein du peloton, et c’est le moment de dresser le bilan de l’année écoulée. Si 2012 a offert son lot habituel d’éclosion, les déceptions et les surprises ont été nombreuses. Culture Sport revient sur les résultats des dix-huit formations World Tour.

FDJ-BigMat : le réservoir français
Les apparences sont parfois trompeuses : FDJ a réalisé une excellente saison, remplissant la plupart de ses objectifs et pourtant, elle termine dernière du classement World Tour. En première division mondiale, il faut prester au sommet des plus grandes épreuves. Gagner sur le Tour de France ne suffit pas. Or l’équipe s’oriente plutôt vers la formation des jeunes. Et sur ce point, le manager Marc Madiot peut être fier de ses poulains. Ce sont ces coureurs qui ont repris le flambeau, et avec succès. La génération Casar/Fedrigo laisse place à la nouvelle vague. Dans les sprints, Démare et Bouhanni ont impressionné aux championnats de France ainsi que sur le circuit mondial. En altitude, c’est Pinot qui a épaté la galerie avec son succès d’étape et son top 10 final sur la Grande Boucle. Incroyable quand on se souvient que le Franc-comtois ne devait participer qu’à la Vuelta.  Le potentiel de ces jeunes est énorme. Coïncidant avec la retraite de Frédéric Guesdon, ils sont devenus le moteur la FDJ. Sans oublier la longue indisponibilité de Jeannesson et la suspension d’Offredo qui sont également prometteurs. La formation au trèfle peut se vanter d’être le principal fournisseur du cyclisme hexagonal.

Garmin-Sharp : tours de magie

Garmin est une équipe qui peut briller sur tous les terrains. Malheureusement en sprint, Tyler Farrar ne semble pas se remettre de la dispartion de Weylandt. L’Américain n’est plus le même. Jonathan Vaughters peut être néanmoins satisfait de son équipe de façon globale. Hesjedal a franchi un cap en mai dernier et s’est adjugé de justesse le Tour d’Italie ! Incroyable performance du Canadien qui n’avait jamais fait mieux qu’une modeste septième place sur le Tour 2010. Si Dan Martin patine un peu dans les classiques accidentées, d’autres jeunes viennent d’éclore : Vanmarcke est devenu un spécialiste des pavés. Victorieux du Nieuwsblad, le Belge ne sera plus dans l’effectif l’année prochaine. Un sérieux problème car Maaskant et Van Summeren ne sont plus si fringant. Et en altitude, Talansky a réalisé une Vuelta époustouflante. Il a démontré ses talents de rouleur-grimpeur tout en affichant une capacité de récupération exceptionnelle. Avec Hesjedal, il remplacera à merveille la précédente génération. Car les aveux de dopage au sein de l’équipe se sont multipliés. Vande Velde, Danielson, Zabriskie et le manager «imself » se sont confessés. Ce mea culpa collectif s’inscrit dans la volonté de tirer un trait sur le passé et repartir sur de nouvelles bases. Mais cela condamne la fin de carrière des piliers de la formation.

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Crédit photos : Culture Sport photos (Jonathan Mieze et Amélie Croguennec)

About Julien Detroz

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Admirateur de Rodrigo Beenkens. Affamé de sport et fervent suiveur du cyclisme. Journaliste qui n’hésite pas à mouiller le maillot, sur un vélo. Croque la vie à pleine dent.

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