Face à l’Italie, les Bleus enchaînent

L’acte II du tournoi des VI nations vient de se terminer. Au sommaire : des irlandais virevoltants face à des gallois méconnaissables, un XV de la Rose royale sous la pluie écossaise et un quart d’heure français fatal à la Squadra. Les tops et les flops, c’est ici. C’est maintenant.

Les tops

Une Irlande magistrale

Culture Sport Irlande

Cette deuxième journée s’ouvrait sur une belle confrontation entre l’Irlande et le pays de Galles. Deux équipes ayant remporté leur premier match. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que confrontation il n’y a point eu à l’Aviva Stadium, tant le XV du trèfle a dominé de long en large les hommes de Warren Gatland (26-3). Dans leur antre, les verts ont déployé un jeu flamboyant, fait de combinaison intéressante et de jeu au pied inspiré. Surtout, les hommes du revenant Paul O’Connell ont humilié les pauvres gallois sur les ballons portés. Les deux essais irlandais viennent d’ailleurs de deux mauls, rendus possible par une prise en touche parfaite (secteur de jeu où les irlandais ont excellé). Le premier a permis au troisième ligne Henry de s’écrouler, bien au chaud, dans l’en-but, et à l’Irlande de faire le break (13-0, 33e) tandis que le second a offert, en fin de match, son premier essai au jeune ouvreur Jackson (26-3, 79e). Le pire pour les gallois, c’est que ce jeu léché était allié à une défense de fer samedi après-midi. La solidarité, dans les rangs irlandais, faisait plaisir à voir. Un ballon récupéré procurait une joie presque similaire à celle d’un essai. Et ce soutien du public irlandais… A lui seul, il repoussait les attaques des diables rouges. L’Irlande peut aller très loin.

Le XV de la Rose sûr de son rugby

On les avait laissé quelque peu groggy sur la pelouse de Saint-Denis après que la France leur ait coupé l’herbe sous les pieds en toute fin de match. On attendait donc les anglais au tournant à Murrayfield. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas failli. On les a retrouvé fidèle à ce qu’ils étaient durant la seconde période à Paris ; entreprenants, percutants, structurés. Ils ouvraient le score dès la sixième minute à la suite d’un drop de leur demi de mêlé Care. Le premier essai est une flèche du centre Burrell lancé parfaitement par Care, encore lui (0-10, 15e). Les anglais vont alors dérouler jusqu’à la mi-temps, infligeant un cinglant 13 à 0 à des écossais impuissants. La deuxième mi-temps va donner l’occasion aux ailiers du XV de la Rose de s’illustrer. Nowell perce et transmet à son alter ego à gauche May qui va au sol. Cela repart dans le fermé avec le même Nowell qui, cette fois-ci, enrhume deux écossais puis fixe pour l’essai de son arrière Brown (0-20, 59e). Le score n’évoluera plus, malgré encore quelques banderilles anglaises. Emmenée notamment par une ligne de trois-quarts solide et par le surpuissant troisième ligne Vunipola, l’Angleterre n’a jamais laissé d’espoir à des calédoniens réduits au rang de figurant. Il faudra bel et bien compter sur cette Angleterre new-look.

Le quart d’heure français

Culture Sport Fofana Bonneval Picamoles

Quinze minutes auront suffi aux français pour assommer définitivement des italiens courageux. Dès le retour des vestiaires, on a bien vu que les hommes de PSA ne montreraient pas le même visage que durant le premier acte où, certes, ils ont basculé en tête de six points (9-3) mais nous ont « offert » un jeu indigne du niveau international. Tout d’abord, après une touche et un ballon porté, Louis Picamoles parvient à s’échapper pour marquer comme à son image : en force (16-3, 43e). De façon un peu plus aérienne, Wesley Fofana vient deux minutes plus tard crucifier les italiens tel un ailier amouraché de sa ligne (23-3, 45e). La Nazionale tente alors de répondre à ses deux coups de banderille française et enchaîne les passes. Manque de peau, Fofana, encore lui, intercepte une passe et s’en va percer plein champs la pelouse du Stade de France avant de donner à Huget qui, lui même, sert parfaitement le petit nouveau Hugo Bonneval pour son premier essai en autant de sélection (30-3, 52e). Digne de son père. Dès lors, le match était plié. Logiquement, la suite perdit d’intensité et ne fût animée que par la succession de cartons distribués dans les dix dernières minutes (un jaune et deux rouges). Heureusement pour les hommes de Jacques Brunel, leur ailier Tommaso Iannone est parvenu en toute fin de partie à réduire un score un peu trop sévère au vu de leur prestation (33-10). La renaissance française, bien qu’encore hésitante, est toujours de mise.

Les flops

Mike Philips, symbole d’un dragon sonné

Le match du demi de mêlée gallois est à l’image de celui de son équipe. On l’a vu actif, entreprenant mais finalement impuissant face au mur proposé par les irlandais. Comme ses coéquipiers, il n’est jamais vraiment rentré dans son match, ne donnant que rarement le bon tempo. Il faut dire que ses avants ne lui ont pas facilité la tâche, à l’instar de son talonneur Hibbard qui a perdu de nombreux ballons que ce soit en touche ou dans le jeu… Le demi de mêlée a pourtant essayé d’insuffler un vent de la révolte au milieu de la seconde mi-temps. Jouant rapidement deux pénalités coup sur coup, il permet à son équipe de se rapprocher de la ligne des cinq mètres. Sur l’action qui suit, les gallois se voient refuser logiquement un essai du fait qu’un des leurs ait rampé pour aplatir. Malheureusement pour les diables rouges, qui n’avaient que la couleur samedi, ce mouvement sera celui où ils se montreront les plus menaçant. Certainement frustré, tout comme son équipe, par le déroulé de ce match, on retrouvera Mike Philips provoquer les irlandais avant de finalement céder sa place dans les ultimes minutes de la rencontre. Les doubles tenants du titre vont devoir se ressaisir rapidement. La venue, dans quinze jours, du XV de France apparaît déjà comme cruciale. En cas de défaite, ce sera le début d’un long chemin de croix, à n’en pas douter.

L’impuissance écossaise

0. 0 comme le nombre de point du XV du chardon face à l’Angleterre à Murrayfield. Les calédoniens sont apparus trop limités pour inquiéter des anglais sûrs de leur force. L’impuissance des écossais, déjà entraperçue contre l’Irlande, semble croître de rencontre en rencontre. Symbole de cette incapacité à déstabiliser l’adversaire, la séquence proposée par les écossais au milieu de la seconde période : enchainant pas moins de douze phases de jeu, ils ne gagneront finalement qu’une quinzaine de mètres et finiront leur action en touche. Et les vingt points d’écart peuvent sembler heureux, tant l’addition aurait pu être autrement plus salée. Quel aurait été le score si l’ouvreur anglais Owen Farrell n’avait pas loupé deux buts faciles face aux poteaux et si leur valeureux arrière Hogg n’avait pas sauvé un essai ? Toujours est-il que le prochain match, face à l’équipe d’Italie, apparaît déjà capital pour les calédoniens s’ils veulent éviter la cuillère de bois. Mais, au vu de ce que nous ont proposé les deux équipes depuis le début du tournoi, les hommes du capitaine Chris Fusaro ont du pain sur la planche.

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Crédit photos : page Facebook officielle du Tournoi des Six Nations

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