Euskaltel-Euskadi : une seule équipe vous manque, et tout est dépeuplé

Pour la première fois depuis 2001, les Pyrénées seront escaladées sans les coureurs de l’équipe Euskaltel-Euskadi. Disparue officiellement le 1er janvier de cette année, nous avons interrogé des fans de la première heure, pour voir comment ils réagissaient au premier Tour de l’après Euskaltel.

Culture Sport Euskaltel Euskadi Romain Sicard

Via la fan page de Romain Sicard (ancien coureur d’Euskaltel) que nous gérons, nous vous avons posé une question : « C’est le premier Tour de France sans Euskaltel-Euskadi mais aussi les premières étapes Pyrénéennes sans la formation orange. Que ressentez-vous ?« . Les réponses ont été nombreuses. Voici une petite compilation.

Benoit Sallette est «triste» de la disparition d’Euskaltel-Euskadi, tout comme Maxime Samanos : «C‘était un vrai régal de voir cette équipe poussée par une véritable marée orange, mais là… En plus, sans Chris Froome, ni Alberto Contador, cette année pour le spectacle, on repassera… Je serai quand même au Tourmalet pour encourager nos coureurs Basques – qu’importe l’équipe dans laquelle ils sont – et puis les Français, aussi. Mais vivement qu’une équipe Basque remonte au plus haut niveau et les fasse tous revenir, même au sein d’une nouvelle structure, avec plus de moyens financiers».

Même son de cloche du côté de Tintin Fnrs qui espère «qu’une formation Basque revienne dans l’élite dans les prochaines années». Pour Allande Labaste, l’absence de l’équipe Euskaltel laisse «un grand vide…». C’est là que l’on réalise que c’est assez «dommage que Fernando Alonso ait sabordé le projet de reprise de l’équipe», dixit David DepriesterJean Pierre Desantys réplique : «Cette équipe avait une identité forte. On se reconnaissait en eux…». Didier-Paul ressent lui «de la nostalgie. Mais j’ai gardé la tenue complète sur le vélo, et j’en croise encore quelques autres».

Notre rédacteur maison, Medhi Casaurang, a lui déclaré qu’un «passage du Tour dans les Pyrénées sans Euskaltel, c’est comme un départ du Tour d’Angleterre sans la Sky. C’est improbable !». Entre Ttitto Jara et Romain Labastie un petit antagonisme s’est créé. Pour Ttitto, même si «Euskaltel n’est plus là, les Basques sont toujours sur le vélo. Les Pyrénées seront remplis d’Ikurina c’est certain !». Par contre, d’après Romain, il y aura «moins d’orange au bord des routes».

Culture Sport Euskaltel Euskadi Ion Izaguirre

«Même si je suis jeune, je sais ô combien l’équipe Euskaltel-Euskadi fut une grande équipe, reprend Thibaut Lallemand, pour qui les maillots lui manquent déjà. Elle avait surtout un effectif constamment complet lors des étapes de montagne et un leader de haut nom chaque année (entre Samuel Sanchez, Haimar Zubeldia, Egoi Martinez, Igor Astarloza, Mikel Nieve, Igor Anton… J’ai presque envie de rajouter Iban Mayo, mais…). En tout cas, c’était une équipe redoutable et difficile à battre dans la montagne». Simon Condès voit les choses différemment. «C’est dommage, mais en même temps cette équipe avait un effectif trop limité. Aucun sprinteur, personne pour les classiques, très peu de rouleurs… Le cyclisme ce n’est pas que la montagne. C’est déjà bien qu’un territoire si petit ait pu fournir autant de bons coureurs».

Nicolas Apathie : «C’est dommage, mais s’ils n’y sont plus c’est que les résultats n’étaient pas très concluants…». Mais du coup, selon Estelle Lorient, il y a «un manque de grimpeurs Espagnols et Basques notamment». «C’est la vie !» comme dirait Rudy Thyrambique.

Mathieu Crusener-Mattei : Le manque incontestable d’une vitrine sportive pour les Basques ! Même si les présentateurs avaient un peu de mal sur la prononciation et parlaient toujours d’équipe Espagnole, quel plaisir de voir une formation nous représenter. Dommage que la crise ait empêché le gouvernement Basque de continuer à aider cette équipe. Cette foule de supporters, aucune autre équipe ne pouvaient prétendre (et ne peut toujours) pouvoir rivaliser avec elle ! C’est triste…

D’autres passionnés de cyclisme comme Olivier Laquet nous ont répondu, en toute honnêteté, qu’ils avaient, déjà, complètement oublié cette équipe. «Pourtant, je suis beaucoup l’actualité cycliste et loupe très peu de courses à la télé (j’ai Eurosport et beIN Sports) ! Donc là, même si on arrive dans les Pyrénées, je n’y aurais pas plus pensé que cela. Je suis en effet plus concentré sur ce qui se passe sur le Tour et notamment sur les performances des Français. Après la chute de Contador, j’étais un peu dégoûté mais heureusement, les coureurs tricolores marchent bien et donc pour moi, la Grande Boucle reste très intéressante à suivre».

Crédit photos : site officiel de l’équipe Euskaltel-Euskadi

About Nicolas Gréno

Créateur & rédac' @cultureSPORT depuis mai 2009. Correspondant sportif Sud Ouest. Passé par le DU Journalisme à l'UPPA. Contact : n.greno@culturesport.net

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