Aritz Azpeitia : « Avec beaucoup d’effet, la balle peut monter à 5 mètres de hauteur »

FRONTENIS. VIe Coupe du monde en Fronton 30 m. Les phases finales débutent aujourd’hui à Santiago ! L’équipe de France de Frontenis, s’apprête à disputer les quarts de finale face au Vénézuéla. Dans la deuxième partie de notre entretien avec Aritz Azpeitia, il nous expose les particularités de ce sport, encore méconnu du grand public.
Partie 1 : Aritz Azpeitia : « Trop d’années qu’on est sur la troisième marche ! »
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Kévin Pucheux avec Aritz Azpeitia qui tient une raquette de tennis au cordage un peu particulier. Photo : Jorge Lopez (FIPV)

cultureSPORT : J’aimerais revenir avec toi sur deux particularités de ce sport : notamment la balle et le cordage de la raquette…

Aritz Azpeitia : Alors, ça a tout plein de spécificités. Au frontenis on joue avec une raquette de tennis, donc c’est le même tamis. La seule chose qui diffère c’est vraiment le cordage. C’est lié aussi à la balle ; elle est en gomme, un peu plus grosse qu’une balle de squash. Par contre l’épaisseur de la gomme est beaucoup plus importante et il y a du gaz comprimé à l’intérieur ce qui la rend plus rebondissante. En termes de rebond, si on met beaucoup d’effet, elle peut monter à 5 mètres de hauteur par exemple ! Puis c’est une gomme qui est rugueuse donc on frotte beaucoup les balles et on adapte le cordage en conséquence en mettant du double cordage. Il y a certains endroits [du tamis] où on double les cordes, pour ne pas casser trop régulièrement et on tend un peu plus fort aussi. On peut tendre à 27, 28 ; en tennis on est plutôt à 25 kg.

cultureSPORT : On casse combien de raquettes dans l’année ?

Aritz Azpeitia : Moi pour l’instant je suis épargné maintenant que je suis à Paris et que je m’entraine une peu moins. Raisonnablement on dira une dizaine d’heure pour un cordage. Mes coéquipiers cassent quand même 4 à 5 raquettes dans l’année !

cultureSPORT : On se pose souvent cette question en sports de raquette : est-ce que le fait d’être gaucher est un « plus » au frontenis ?

Aritz Azpeitia : Bien sûr il y a des spécificités de gauchers. Après, au frontenis on va dire qu’il n’y a pas vraiment d’avantage à être gaucher. Qu’on soit droitier ou gaucher, ça donne accès à différents coups.

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Kévin Pucheux, arrière droitier et Aritz Azpeitia, avant gaucher. Photo : Jorge Lopez (FIPV)

cultureSPORT : Et concernant le service ?

Aritz Azpeitia : On va prendre la balle plus haute ; on peut servir au niveau de l’épaule, même un petit peu au-dessus en la sliçant beaucoup. Alors qu’un droitier devra passer par-dessous la balle la taper presque sous le genou. Donc ça peut arriver plus vite si on prend de haut.

cultureSPORT : Le but étant souvent de faire fuir la balle dès le service ?

Aritz Azpeitia : Tout à fait. Quand on fait les services, on touche le mur de face puis le mur de gauche pour la faire sortir vers l’extérieur [de l’aire de jeu], totalement sur la droite. C’est à l’adversaire avant de ramener cette pelote. Et plus elle vient vite, plus elle vient avec d’effets, plus c’est difficile à ramener.

cultureSPORT : A propos des aires de jeu de la pelote : quelle est la différence entre le jaï-alaï et le trinquet ?

Aritz Azpeitia : Ce sont deux infrastructures totalement différentes. Le jaï-alaï c’est un mur à gauche beaucoup plus grand – il fait plus de 50 m – où on joue la Cesta Punta. Pour les murs à gauche on est plus sur 30 ou 36 mètres. Et le trinquet, c’est la même infrastructure que tu as pour le jeu de paume. Donc tu as quatre murs : un mur en face, un au fond, et deux sur le côté dont un (à gauche) qu’on appelle « une galerie ». L’expression « épater la galerie » ça vient de là puisqu’avant c’était l’endroit où les gens regardaient [le jeu].

cultureSPORT : Un peu d’histoire, ça ne fait pas de mal !

Aritz Azpeitia : Exactement, c’est « CULTURE sport », c’est bien ça [rires] ?

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Le jaï-alaï du complexe palois de Pelote Basque. Crédit : site officiel de la ville de Pau


Résultats

Frontenis

Femmes (Poule A)
  • France – Argentine (Charlotte Duprat, Claire Dutaret-Bordagaray) : 2-0 (15-5, 15-8) (lundi)
  • Pérou – France (Louise Coyos, Laëtitia Durcudoy): 0-2 (3-15, 3-15) (mardi)
  • Mexique – France (Louise Coyos, Claire Dutaret-Bordagaray) : 2-0 (15-11, 15-5) (mercredi)

La France est qualifiée pour les demi-finales (2).

  • (1/2) Espagne – France : (vendredi, à partir de 19h00)
Hommes (Poule C)
  • Chili – France (Aritz Azpeitia, Kévin Pucheux): 0-2 (4-15, 7-15) (dimanche, match d’ouverture)
  • France – Costa-Rica (Théo Pucheux, Kévin Pucheux) : 2-0 (15-0, 15-0) (mardi)

La France est qualifiée pour les quarts de finale (3).

  • (1/4) France – Vénézuéla : (aujourd’hui, à partir de 13h00) >> lien streaming

Paleta Gomme creuse

Femmes (Poule D)
  • France – Cuba (Amaïa Etchelecu, Maritxu Chapelet-Housset) : 2-0 (15-6, 15-5) (lundi)
  • France – Uruguay (Marie Amestoy, Marielle Carrère) : 2-1 (14-15, 15-8, 10-7) (mercredi)

La France est qualifiée pour les quarts de finale (4).

  • (1/4): France – Vénézuéla : (aujourd’hui, à partir de 14h30) >> lien streaming
Hommes individuel (Poule D)
  • France – Etats-Unis (Patxi Guillenteguy puis Kévin Pucheux): 2-0 (15-6, 15-1) (lundi)
  • Salvador – France (Patxi Guillenteguy puis Kévin Pucheux) : 0-2 (5-15, 3-15) (mardi)
  • Italie – France (Kévin Pucheux): 0-2 (4-15, 5-15) (mercredi)

La France est qualifiée pour les quarts de finale (4).

  • (1/4) : France – Cuba : (aujourd’hui, à partir de 14h00) >> lien streaming

A venir

Bonus

Voir aussi

Propos recueillis par Thomas Dupleix (@ThomasDupleix) le vendredi 7 octobre à Biarritz. Merci à Aritz Azpeitia pour sa collaboration. Avec la participation de Marine Pirolley.

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