Dans le rétro de l’histoire F1 : GP de Monaco 1996

Avant la rentrée, voici une nouvelle rubrique. La Formule 1 occupe une place assez importante sur Culture Sport. En effet, avec ses baromètres et vidéos, vous permettant de reconnaître les différents circuits du calendrier, Medhi vous fait vivre avec passion cette saison 2013. Désormais, Dylan apportera lui aussi sa petite touche perso avec ses rétros. Aujourd’hui, pour ce premier numéro, nous repartons en 1996 pour assister à la dernière victoire d’un pilote Français en F1.

Culture Sport Olivier Panis GP de Monaco 1996

Panis : Le jour de Gloire est arrivé !

Présentation du GP

Le Grand Prix de Monaco est la sixième manche du Championnat du Monde de Formule 1 1996. Cette manche se déroule sur le mythique tracé de Monaco, circuit urbain, le plus court de la saison avec 3,3 kilomètres mais 78 tours à couvrir. Les plus grands champions se sont imposés ici. Citons Ayrton Senna qui est le recordman de victoires avec 6 succès, Alain Prost, Michael Schumacher ou encore Graham Hill.

Contexte de la saison

Ce championnat marque la rivalité entre Michael Schumacher, double Champion du Monde sortant, qui a quitté l’équipe Benetton avec qui il a remporté ses deux titres, pour s’engager dans la mythique Scuderia Ferrari de Jean Todt, qui veut retrouver la gloire au Championnat du Monde, car le dernier titre des Rouges remonte à 1979 avec Jodi Scheckter. Son grand adversaire est Damon Hill, le fils de Graham, Champion du Monde, qui court pour l’équipe Williams-Renault, il est équipier avec le débutant Jacques Villeneuve. La saison tourne à l’avantage de Williams qui a remporté les cinq manches précédentes, avec quatre victoires pour Damon Hill et une pour Jacques Villeneuve. Le tracé de Monaco est donc attendu avec impatience car les performances des voitures sont atténuées par le talent des pilotes. On s’attend à un duel entre Damon Hill qui n’a jamais remporté ce Grand Prix et Michael Schumacher qui veut gagner ici sa première victoire pour Ferrari. Ce duel peut être arbitré par Jacques Villeneuve, on attend aussi ici les Champions du Monde en Titre des Constructeurs, les Benetton de Jean Alesi et Gerhard Berger, pas au mieux depuis le début de la saison. On va assister à une toute autre course.

Les qualifications

C’est bien Michael Schumacher sur Ferrari qui domine la séance de qualification. A cinq dixièmes, on retrouve Damon Hill, le leader du Championnat sur Williams, viennent ensuite les Benetton de Jean Alesi et Gerhard Berger, David Coulthard sur McLaren, Ruben Barrichello sur Jordan, Irvine sur Ferrari, Mika Hakkinen sur McLaren et Heinz Harald Frentzen sur Sauber concluent le Top 10. Du côté Français, Jean Alesi part donc 3ème et Olivier Panis, sur la Ligier s’élancera quatorzième.

Le déroulement de la course

Pour la deuxième fois de la saison après le Brésil, des trombes d’eau s’abattent sur la piste monégasque dans la matinée du Grand Prix ! Le départ est donc donné sous la pluie à 14 heures, et tout de suite Damon Hill prend l’avantage sur Michael Schumacher au premier virage ! Ce premier virage est négocié prudemment par le peloton, aucune raison de prendre tous les risques, il reste 78 tours à couvrir, sous la pluie ! Et dans le premier tour, premier rebondissement d’une course qui n’en a pas manqué, Michael Schumacher glisse sur un vibreur et perd le contrôle de sa Ferrari qui va percuter un rail ! Damon Hill reste largement en tête à la fin du premier tour, il bénéficie d’une piste claire sans gerbe d’eau qui lui saute à la figure, contrairement au reste du peloton. Derrière Hill, les pilotes sont déchaînés, avec de nombreuses tentatives de dépassement, et quelques accrochages. En 10 tours, Damon Hill compte déjà quinze secondes d’avance sur l’Avignonais Jean Alesi, qui s’est également isolé de ses poursuivants. Au vingt-septième tour, Williams attend Damon Hill, qui s’arrête aux stands pour la première fois. La piste s’asséchant, il abandonne ses pneus pluie contre des pneus sliks, des pneus secs. Jean Alesi devient leader du Grand Prix de Monaco. Olivier Panis s’est également arrêté, puis revient en quatrième position, il est en lutte pour le podium avec la dernière Ferrari, celle d’Eddie Irvine. Et là intervient l’un des plus beaux dépassements de Monaco, Panis s’infiltre avec autorité dans une petite épingle, Irvine est battu, il est obligé de tirer droit et de freiner. Panis s’empare du podium. Le trio de tête se compose de Damon Hill, suivi par les deux Français Jean Alesi et Olivier Panis.

Nouveau coup de théâtre, au quarante et unième tour, sous le tunnel de Monaco, le moteur Renault de la Williams de Damon Hill crache de la fumée, c’est l’abandon : casse moteur ! On retrouve un doublé français en tête du plus prestigieux Grand Prix de la saison ! Alesi devant Panis ! Et quelques tours plus tard, alerte chez Benetton Renault ! Jean Alesi s’arrête à son stand, ce n’était pas prévu, selon lui, il a une crevaison. Alesi repart mais perd la tête de la course, le Français Olivier Panis sur sa Ligier est en tête devant la McLaren de David Coulthard.

Et puis quelques tours plus tard, nouveau coup de théâtre! Abandon de Jean Alesi, suspension cassée ! Les espoirs Français se retournent donc logiquement vers Panis, qui est en tête, avec quatre secondes d’avance sur Coulthard. Il reste 15 tours, et chez Ligier autour de Jacques Laffite on attend patiemment la fin de la course, en espérant aucune casse mécanique et que Panis ne parte pas à la faute dans ce tracé étroit.

Au terme des deux heures, durée maximale d’une course, c’est bien Olivier Panis qui remporte sa première et unique victoire en Grand Prix ! Il devance sur la ligne David Coulthard sur McLaren et Johnny Herbert sur Sauber complète le podium. Succès donc pour Ligier motorisé par Mugen-Honda, qui n’avait plus connu l’ivresse de la victoire depuis quinze ans! Ce sera également son dernier succès en Formule 1 pour cette équipe Française. Ce fut une course folle qui marque également une pause dans la lutte au Championnat du Monde car ni Michael Schumacher, ni Damon Hill et ni Jacques Villeneuve, les trois protagonistes au Titre, n’ont remporté le moindre point. Le succès du Grenoblois Panis est également la dernière victoire tricolore, pour l’instant.

Article rédigé par Dylan Pastor

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About Nicolas Gréno

Créateur & rédac' @cultureSPORT depuis mai 2009. Correspondant sportif Sud Ouest. Passé par le DU Journalisme à l'UPPA. Contact : n.greno@culturesport.net

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