Tour de France 2017 : les 10 infos à retenir (1/2)

CYCLISME. Tour de France. La 104e édition de la Grande Boucle (3516 kilomètres) a été présentée en grande pompe aujourd’hui. Avec une réduction du kilométrage en chrono et une visite des cinq massifs français, la mouture 2017 s’annonce une nouvelle fois animée.

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« Une course plus libre, moins verrouillée. » Tel a été le souhait émis par Christian Prudhomme, le directeur du Tour lors de la présentation du 104e tracé de la Grande Boucle. En toute fin de cérémonie, l’ancien journaliste a également rappelé son envie de voir les équipes s’alléger d’un élément, passant de neuf à huit coureurs. Pour redynamiser encore un peu plus son épreuve. Le parcours 2017 va en tout cas dans ce sens.

1. Düsseldorf : le point de départ

Pour la vingt-deuxième fois de son Histoire, le Tour délocalisera son grand départ à l’étranger puisqu’il s’élancera d’Allemagne. Une première depuis trente ans (Berlin-Ouest, 1987). Nos voisins d’outre-Rhin égalent ainsi la Belgique avec quatre « inaugurations », mais pas les Pays-Bas, qui conversent la tête avec six lancements. A vrai dire, cela fait quasiment un an que les suiveurs savaient que Düsseldorf accueillerait le chrono inaugural (13 km), taillé sur mesure pour les purs rouleurs. A domicile, le quadruple champion du monde de la spécialité, Tony Martin (futur Katusha) est d’ores et déjà attendu sur le podium protocolaire pour enfiler un Maillot Jaune, qui lui semble promis.

2. Nos massifs : ils sont tous là

Les Vosges, le Jura puis les Pyrénées avant de conclure par le Massif Central et les Alpes. Le Tour aborde rarement les cinq massifs de l’hexagone dans une seule et même édition. La dernière fois que ce scénario s’est produit ? C’était en 1992, lorsque la Grande Boucle avait épousé les contours de l’Europe, pour commémorer, à sa façon, le traité sur l’Union européenne.

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3. Des Pyrénées encore escamotées

Certes, le nombre d’arrivées au sommet (3 contre 5 en 2014 et 2015) et le nombre d’ascensions (23) ont diminué par rapport à l’édition 2016, mais les pourcentages de certains cols et les dénivelés de certaines étapes pourraient dynamiter la course. Avant de défier les Pyrénées ainsi que les Alpes, le Jura sera le théâtre de la première véritable étape de montagne. Les coureurs attaqueront fort avec une neuvième journée de course à plus de 4 600m de dénivelé (col de la Biche, Grand Colombier – par sa face la plus abrupte -, mont du Chat). Si pour la troisième année consécutive, les Pyrénées n’auront pas le privilège de conclure le Tour, ses deux étapes seront tout de même corsées. Avant d’arriver en haut de Peyragudes, les forçats de la route devront avaler Menté, Port de Balès et Peyresourde. De Saint-Girons à Foix, ils enchaîneront un autre chantier : trois cols (Lattrape, Agnes, Péguères) ramassés en moins de cent kilomètres. Du jamais vu depuis près de trente ans. La caravane prendra ensuite la direction des Alpes, où seront escaladées ses plus belles montées : la Croix de Fer, le Télégraphe, le Galibier (17e étape, 4700m de dénivelé), le col de Vars et le mythique Izoard, où sera jugée l’arrivée de la 18e étape (2360m d’altitude). Une première, le jour de la fête colombienne. Les Nairo Quintana (Movistar), Esteban Chaves (Orica-BikeExchange) ou Jarlinson Pantano (futur Trek) sont prévenus.

4. Moins d’étapes de transition pour plus de spectacle

Pas de répit. Les Vosges seront traversées dès le cinquième jour de course, avec une arrivée programmée à la Planche des Belles Filles, là même où Chris Froome (Sky) et Vincenzo Nibali (ex Astana) s’étaient imposés en 2012 et 2014, avant de triompher à Paris. Le Jura prendra ensuite le relais, trois jours plus tard. Le peloton aura l’occasion de (re)découvrir la Station des Rousses, chère à Sylvain Chavanel (ex Quick Step), qui y avait endossé un deuxième Maillot Jaune en 2010. Le Massif Central assurera, lui, le trait d’union entre Pyrénées et Alpes le 16 juillet prochain (Laissac-Sévérac l’Eglise – Le Puy-en-Velay). Mais rassurez-vous, les sprinteurs n’ont pas été oubliés. Bien au contraire, ils auront près de neuf occasions pour s’expliquer (Liège, Vittel, Troyes, Nuits-Saint-Georges, Bergerac, Pau, Romans-sur-Isère ou Salon-de-Provence, Paris).

5. Les chronos : une nouvelle réduction

C’est une constante qui est de plus en plus suivie par Prudhomme et son équipe : les chronos sont réduits à leur portion la plus congrue. Après les 54 kilomètres de 2014 et 2016 ainsi que les 52 bornes de 2015 et 2011 (sans compter le chrono par équipes), l’organisation a une nouvelle fois abaissé la barre kilométrique de ses exercices chronométrés. Elle atteint cette fois les 36 bornes. Après Düsseldorf (voir ci-dessus), Marseille accueillera le deuxième et dernier contre-la-montre. Une étape placée à la veille de l’arrivée finale à Paris. Le grand écart. ASO a sans doute voulu faire un clin d’œil à la capitale européenne du sport en 2017. Et à Paris 2024…

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Nicolas Gréno (@nicolasgrenon.greno@culturesport.net)
Crédits photos : captures d’écran de la présentation du Tour de France, au Palais des Congrès de Paris

About Nicolas Gréno

Créateur & rédac’ @cultureSPORT depuis mai 2009. Correspondant sportif Sud Ouest. Passé par le DU Journalisme à l’UPPA. Contact : n.greno@culturesport.net

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